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Dans la presse

"Primaire de la droite et du centre: combien de vaincus?"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 21 novembre, les premières réactions des journaux étrangers aux résultats de la primaire et du centre.

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On jette un coup d’œil à présent aux premières réactions de la presse étrangère à ces résultats du premier tour de la primaire de la droite et du centre.
 
Avec 44 % des voix, François Fillon, «celui qu’on attendait pas», d’après Le Soir, emporte une large victoire - à l’issue d’une campagne dont le quotidien salue «la qualité», «au terme de débats de bonne tenue». François Fillon, sur lequel, pourtant, le journal belge ne s’attarde pas, regardant plutôt du côté du vaincu, Nicolas Sarkozy – dont le retour en politique n’aurait été qu’un «leurre». Le Soir estime que l’ex-président  a «sans doute souffert à la fois de son côté clivant et de sa longévité dans le paysage politique français». «Cette fois, écrit le journal, c’est une page importante qui se tourne, sans retour possible. La carrière de Nicolas Sarkozy se termine brutalement par un dimanche de tempête». Battu aussi, selon journal, Alain Juppé, qualifié pour le second tour, mais dont le quotidien dit qu’il «voit mal la façon dont il pourra inverser la vapeur» au second tour. Et battu, enfin, François Hollande, qui n’a rien dit de ses intentions, mais dont le projet supposé de  se présenter comme «le rempart contre Sarkozy - et Le Pen»- serait tombé à l’eau.
 
Marine Le Pen, dont la présence au second tour est déjà présentée comme une évidence par les journaux étrangers. Vue d’outre-Manche, la présidentielle de 2017 se jouera entre celui qui sera désigné par la droite et le centre, dimanche prochain, et la candidate du FN – la gauche se trouvant hors-jeu, du fait de ses divisions. A ce titre, The Independent explique qu’on ne sait pas encore si le mieux placé pour défaire l’extrême-droite serait Alain Juppé, ou François Fillon, dont le journal cite à la fois le soutien que lui ont apporté les opposants au mariage pour tous, et les réticences qu’il suscite chez les électeurs de gauche, dont beaucoup ont participé à cette primaire, mais seraient plus enclins à se prononcer en faveur de son rival. Tout comme ses confrères du Independent, The Guardian se projette lui aussi déjà dans l’après-primaire – prévenant que la «campagne extrême» de Nicolas Sarkozy, qui a opté pour une ligne dure sur des sujets tels que l’identité nationale, «laissera des traces sur la suite de la course à la présidentielle». «Son appropriation véhémente des idées de la présidente du Front national, n’auront servi qu’à lui apporter un surcroît de crédibilité et de légitimité», écrit le journal, qui assure que Marine Le Pen va «bénéficier de cet effet», et donc probablement être en mesure de se qualifier pour le second tour en mai prochain.
 
La personnalité et les programmes de François Fillon Sarkozy et Alain Juppé, sont finalement relégués au second plan. Pour un portrait plus détaillé des deux candidats, traversez l’Atlantique et ouvrez The New York Times, qui présente François Fillon comme une personnalité «taciturne» et «attachée aux traditions», un conservateur qui aurait «adopté les thèmes (mis en avant par Nicolas Sarkozy)», mais dans un langage moins «brutal» que celui de son ex-patron. Le quotidien américain rappelle aussi que l’ex-Premier ministre a promis aux Français de prendre des mesures difficiles sur le plan économique s’il parvient à se faire élire – notamment en réduisant de 500 à 600 000 le nombre de fonctionnaires, ou en mettant un terme aux 35 heures. «Le genre de plans de campagne qui, traditionnellement, fait descendre des dizaines de manifestants dans les rues en France -  comme Alain Juppé en a fait l’amère expérience au milieu des années 90», relève The New York Times, qui cite, justement, les critiques du maire de Bordeaux à l’égard de ce programme, jugé à la fois trop sévère et irréaliste. Le journal prédit que ce sera d’ailleurs sur son programme économique que François Fillon pourrait s’avérer le plus «vulnérable», dans les mois qui viennent. The New York Times qui relève, lui aussi, l’ascendant pris par Marine Le Pen sur cette primaire.
 
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