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Dans la presse

"François Thatcher"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, lundi 22 novembre, le match des personnalités et des programmes des deux candidats qualifiés pour le second tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon et Alain Juppé.

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A la Une de la presse française, ce matin, le second tour de la primaire de la droite, dimanche, qui va opposer François Fillon, arrivé largement en tête du premier tour, et Alain Juppé.
 
Ce second tour va opposer non seulement deux hommes, mais deux projets, d’après la Croix, qui annonce que les deux candidats auront l’occasion d’échanger leurs arguments lors d’un débat télévisé, jeudi. En attendant, «le match des projets» est au menu des Echos, qui expliquent que le maire de Bordeaux parie plutôt sur sa «crédibilité», et le député de Paris sur sa «constance». Pour le reste, beaucoup de similitudes, avec deux candidats globalement d’accord sur l’essentiel dans le domaine économique, où ils diffèrent surtout sur le nombre d’emplois à supprimer dans la fonction publique – 500 à 600 000 pour François Fillon, 300 000 pour Alain Juppé. Là où ils divergent davantage, d’après les Echos, c’est plutôt sur le plan international, avec un Juppé plus pro-européen et un Fillon plus favorable à un dialogue avec la Russie, et sur leur vision de la famille, le premier se disant plus ouvert que le second, dont les positions sont plus conservatrices.
 
Deux personnalités, deux projets, que chacun défend de son côté. Dans un entretien au Figaro, où il se défend d’avoir jamais songé à jeter l’éponge, Alain Juppé dirige ses attaques dans deux directions. La première, sur le programme économique de son rival, qu’il juge «peu crédible» et dont il dit qu’il risque de conduire la France «dans une nouvelle spirale de déception et de défiance», la deuxième, sur la capacité de François Fillon à barrer la route au Front national. Alain Juppé estime être «le seul à pouvoir rassembler la droite et les centres». Cette stratégie ne convainc pas, toutefois, le Figaro, qui juge qu’«en critiquant un programme économique supposé trop radical, le maire de Bordeaux valide le procès en alternance «molle» que lui faisait (Nicolas Sarkozy), et se déporte mécaniquement plus à gauche qu’il ne le voudrait lui-même», et qu’en instruisant «un procès en «droitisation» de Fillon, (Alain Juppé passe) à côté de la signification d’un vote que le record de participation (aurait) rendu particulièrement lisible»: que la France veut une «vraie droite», et non une droite susceptible de faire des compromis.
 
C’est d’ailleurs ce message que François Fillon dit avoir entendu. Déclarant dans le Parisien que la France «est plus à droite qu’(elle) ne l’a jamais été», il balaie les critiques de son rival en assurant que «si l’on n’accepte pas de prendre des mesures radicales, dit-il, la situation du pays va continuer à se dégrader». Droit dans ses bottes, François Fillon? Les Echos évoquent à la fois «un programme de rupture libérale (et) une image centriste - à moins que ce ne soit un discours volontariste avec une pratique velléitaire». François un Fillon, un faux dur? «Qui est François Fillon?, demande le journal. Bien malin qui peut le dire, même s’il est dans le décor depuis toujours. En tout cas, beaucoup de choses à la fois. Un séguiniste devenu Thatcher. Un ancien balladurien qui fut l’un des rares à échapper à la vindicte chiraquienne. Puis un pilier des gouvernements Chirac qui ne fut jamais du premier cercle. L’artisan d’un programme de «rupture», dont Nicolas Sarkozy raillait les «silences» lorsqu’il s’agissait de défendre ses positions».
 
Les positions de François Fillon provoquent, en tout cas, des réactions tranchées. L’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy serait «en passe de rénover le logiciel idéologique de la droite», d’après l’Opinion, qui s’enthousiasme pour la «révolution Fillon».  C’est cette supposée «révolution» Fillon qui inquiète, justement Libération, qui dénonce un programme à la fois «ultraconservateur et ultralibéral» - au point que les traits du candidat se confondent avec ceux de Margaret Thatcher, à la une. L’ancien Premier ministre n’a jamais caché son admiration pour l’icône de la révolution conservatrice britannique. Prônant, elle, une «révolution populaire», Marine Le Pen, affiche son indifférence, assurant que la percée de François Fillon ne représente «aucun changement» pour son parti. Une éventuelle victoire de l’ex-Premier ministre, dimanche, serait  «un scénario » que la patronne du Front national n’aurait «pas prévu» d’après le Monde, qui rapporte que ses troupes ont trouvé un double angle d’attaque contre l’ancien député de la Sarthe: son bilan, confondu avec celui de Nicolas Sarkozy, et son programme, associé à une destruction des services publics et donc de l’Etat. Dont la place constitue aussi une ligne de fracture au sein du parti lepéniste.
 
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