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Avortement, soutiens d'extrême droite : Juppé multiplie les attaques contre Fillon

Alain Juppé, mardi 22 novembre 2016, lors d'un meeting à Toulouse.
Alain Juppé, mardi 22 novembre 2016, lors d'un meeting à Toulouse. Rémy Gabalda, AFP

Alain Juppé a multiplié, mardi, les attaques à l'encontre de François Fillon, lui demandant de clarifier sa position sur l'avortement, l'accusant d'être soutenu par l'extrême droite et mettant en cause son programme économique "brutal".

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Jusqu’où ira l’escalade avant le deuxième tour de la primaire de la droite et du centre ? Après ses attaques de la matinée du mardi 22 novembre sur l’avortement, Alain Juppé a dénoncé dans la soirée, lors d’un meeting à Toulouse, les "soutiens d'extrême droite" se portant sur François Fillon et son programme économique "brutal", pourtant pleinement assumé par son adversaire.

Son équipe a cité en particulier le maire d'Orange, Jacques Bompard, et Carl Lang, ancien secrétaire général du Front national et président du Parti de la France, qui a souhaité "confirmer au deuxième tour le rejet d'Alain Juppé". Mais Carl Lang a précisé à l'AFP qu'il n'entendait pas voter au second tour. Un autre groupe d'extrême droite, Riposte laïque, a lancé un appel contre le maire de Bordeaux : "Pour contrer le vote musulman, votons Fillon en masse !".

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Plus tôt dans la journée, Alain Juppé avait appelé son adversaire à "clarifier" sa position sur l'avortement. Le grand gagnant du premier tour et désormais favori des sondages avait en effet affirmé, il y a quelques mois, que "philosophiquement et compte tenu de (sa) foi personnelle", il ne pouvait pas "approuver l'avortement", tout en répétant depuis lors qu'il ne reviendrait pas sur la loi.

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C'est notamment sur ce point qu'il a reçu le soutien du président du parti démocrate chrétien, Jean-Frédéric Poisson. François Fillon lui a assuré, dans une lettre publiée par Le Figaro, qu'il "partage totalement" sa volonté de replacer "au cœur des politiques publiques", "la politique familiale" et "l'accueil de la vie", sans évoquer explicitement l'avortement.

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Alain Juppé (28,5 %), seize points derrière François Fillon (44,1 %) selon les résultats toujours provisoires au premier tour de la primaire, est bien décidé à mettre "toute la gomme", selon son expression, pour rattraper son retard d'ici dimanche.

"Je trouve singulièrement piquant qu'on m'accuse d'être droit dans mes bottes"

Mardi, il a également dénoncé les "attaques personnelles ignominieuses" et la "campagne dégueulasse" émanant des réseaux sociaux le baptisant "Ali Juppé, grand mufti de Bordeaux".

Enfin le maire de Bordeaux a attaqué "la brutalité" du programme économique "mal étudié" et qui n'a "pas de sens" de son adversaire, notamment les suppressions de 500 000 postes de fonctionnaires.

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Son allié François Bayrou, qui n'exclut pas de défendre son propre projet en cas de défaite d'Alain Juppé, lui a fait écho sur ce thème : "Ce qui me frappe, c'est la brutalité du programme de François Fillon. Et je ne crois pas que la France ait besoin de brutalité", a-t-il dit à l'AFP.

Mais François Fillon s'est affiché sans complexe à cet égard. "Je trouve singulièrement piquant qu'on m'accuse d'être droit dans mes bottes", s'est-il même amusé devant des milliers de partisans réunis en banlieue lyonnaise, dans une allusion transparente à la fermeté d'Alain Juppé, alors Premier ministre, face aux manifestations contre sa politique sociale dans les années 1990.

"Si on n'est pas radical maintenant, je me demande quand on le sera ? Je lui réponds que si on ne prend pas tous les risques maintenant, je me demande quand on les prendra ?", a-t-il lancé.

Avec AFP

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