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Dans son livre "Révolution", Macron se pose en recours contre le Front national

Emmanuel Macron lors d'un meeting, le 17 novembre 2016, à Les Pennes-Mirabeau, près de Marseille.
Emmanuel Macron lors d'un meeting, le 17 novembre 2016, à Les Pennes-Mirabeau, près de Marseille. Anne-Christine Poujoulat, AFP

Le livre d'Emmanuel Macron "Révolution" est publié jeudi. L'ancien ministre de l'Économie de François Hollande s'y présente comme libéral et homme de gauche, capable de battre le Front national.

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"Si nous ne nous ressaisissons pas, dès le mois de mai prochain, ou dans cinq ans, ou dans 10 ans, le Front national sera au pouvoir". Dans son livre "Révolution", publié jeudi 24 novembre, Emmanuel Macron se présente comme le seul homme capable de faire obstacle au Front national.

À 38 ans, l'ancien conseiller et ex-ministre de l'Économie de François Hollande se dit loin "des clivages d’un autre temps" entre droite et gauche. L’ancien banquier consent à être qualifié à la fois de libéral et d'homme de gauche mais juge les partis traditionnels "morts". Au Point, il assure même proposer "le seul discours alternatif au FN".

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Dans son ouvrage de 264 pages, tiré dans un premier temps à 200 000 exemplaires par l'éditeur XO Editions, il fait cependant un détour par un long récit de ses origines, d'Amiens à l'Élysée et Bercy en passant par des études de philosophie, Sciences Po, l'École nationale d'administration.

Il dit aussi assumer les conseils prodigués à François Hollande, les bons comme les mauvais, comme secrétaire général de l'Élysée pendant deux ans, à partir de 2012, et la politique conduite ensuite au ministère de l'Économie, échecs compris.

"Puis vint le temps des blocages et des désaccords" après les attentats de novembre 2015 à Paris : il dénonce "l'absence de véritable volonté réformiste" et d'ambition européenne et le "débat stérile" sur la déchéance de nationalité.

"C'est à mon pays seul que va mon allégeance"

Des désaccords qui le conduisent à créer son mouvement "En Marche !" en avril 2016 et à quitter le gouvernement fin août.

Il rejette l'accusation de trahison brandie par ses anciens collègues mais également à droite. "Lorsqu'on dit que j'aurais dû obéir au président comme une machine, renoncer à mes idées, enchaîner à son destin la réalisation de ce que je crois juste, simplement parce qu'il m'avait nommé ministre, que dit-on ? Que l'idée du bien public doit s'effacer devant celle du service rendu."

"C'est à mon pays seul que va mon allégeance, non à un parti, à une fonction ou à un homme", ajoute Emmanuel Macron.

S'il se défend d'avoir écrit un ouvrage-programme, il n'en livre pas moins, après un diagnostic sévère de l'état du pays, les grandes lignes d'un projet dans lequel il prend souvent le contrepied du gouvernement qu'il a servi.

Il s'élève ainsi contre la "prolongation sans fin" de l'état d'urgence, qui pose selon lui "plus de questions qu'elle ne résout de problèmes".

Il promet par ailleurs de transformer en allègements de charges pour les entreprises le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), dont il a été un artisan comme conseiller de François Hollande. Il laisse d'autre part entendre qu'il réformera l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), tabou pour la gauche.

Avec Reuters

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