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La victoire de Trump pousse le numéro 1 mondial de la tequila à revoir sa stratégie boursière

Le géant mexicain de la vente de tequila, Jose Cuervo, a décidé de repousser son entrée en Bourse suite à l'élection de Donald Trump
Le géant mexicain de la vente de tequila, Jose Cuervo, a décidé de repousser son entrée en Bourse suite à l'élection de Donald Trump Cindy Ord, AFP

Jose Cuervo, numéro 1 mondial de la vente de tequila, a décidé de reporter son introduction en Bourse en raison du climat économique et financier qui règne au Mexique depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

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Le géant de la tequila Jose Cuervo a une gueule de bois post-électoral. Le premier fabricant mondial de cette boisson alcoolisée produite au Mexique a annoncé, mercredi 23 novembre, son intention de reporter son introduction en bourse, prévue ce mois-ci, pour cause de "trumpisite" aigüe.

Les promesses de campagne de Donald Trump – la construction d’un mur à la frontière mexicaine et la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain Alena (dont le Mexique fait partie) – ont créé un climat d’incertitude financière au Mexique.

Le fabricant de tequila craint donc de ne pouvoir sabrer le champagne s’il maintient son cap. Le groupe souhaite lever près d’un milliard de dollars lors de son introduction en Bourse, un objectif difficile à atteindre dans le contexte actuel. Depuis début novembre, l’indice boursier mexicain a ainsi perdu plus de 5 % de sa valeur, reflétant le peu d’enthousiasme des investisseurs pour la place financière d’un pays dans le collimateur du nouveau président des États-Unis.

Suite en janvier

"Les discussions préliminaires [à l’introduction en Bourse] ont démontré un manque d’enthousiasme des investisseurs", explique Bloomberg en citant des sources anonymes impliquées dans le dossier.

Cette mésaventure illustre les conséquences concrète de l’élection de Donald Trump sur le Mexique. "Une partie importante de l’incertitude qui affecte notre économie provient du flou autour de la politique économique que la nouvelle administration américaine va suivre", a expliqué Manuel Sanchez, le gouverneur de la Banque centrale du Mexique à Reuters.

Jose Cuervo a d’ailleurs décidé d’attendre l’investiture de Donald Trump, le 20 janvier, pour retenter l’aventure boursière. Le groupe espère que d’ici là, le nouvel homme fort de Washington aura tourné le dos à ses promesses de campagne les plus controversées. Cette société, plus ancien fabricant de spiritueux d’Amérique du Nord, fondé à la fin du XVIIIe siècle, peut bien patienter encore quelques mois.
 

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