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Attentats déjoués en France : cinq suspects mis en examen et écroués

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a tenu une conférence de presse, le 25 novembre, sur les attentats déjoués en France.
Le procureur de la République de Paris, François Molins, a tenu une conférence de presse, le 25 novembre, sur les attentats déjoués en France. AFP

Cinq hommes soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre en région parisienne ont été mis en examen et écroués, vendredi. Ils étaient "téléguidés depuis la zone irako-syrienne", a précisé le procureur de la République.

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Cinq individus, quatre Français et un Marocain, soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre, ont été mis en examen et écroués, vendredi 25 novembre, après avoir été présentés à la justice, a annoncé le parquet de Paris.

Âgés de 26 à 37 ans, ils ont notamment été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation de crime d'atteinte aux personnes". Ils avaient été interpellés dans la nuit du 19 au 20 novembre à Strasbourg et Marseille, ce qui avait permis de "mettre en échec une action terroriste envisagée de longue date" en France, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Seul le suspect marocain était connu des services de renseignement.

"Allégeance au groupe État islamique"

Les cinq hommes "étaient téléguidés à partir de la zone irako-syrienne par le biais d'applications cryptées. Des écrits très clairs d'allégeance au groupe État islamique (EI) et de propos glorifaint la mort en martyr ont été saisis", a déclaré le procureur de Paris.

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Yassine B., 37 ans, employé dans une école, Hicham M., 37 ans, manutentionnaire, Sami B., 36 ans, employé dans une épicerie et père de trois enfants, et Zakaria M., 35 ans, avaient été interpellés à Strasbourg dans la nuit du 19 au 20 novembre par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Seul Hicham E., Marocain de 46 ans arrêté à Marseille, avait été signalé pour radicalisation, par les autorités portugaises, pays où il résidait, après plusieurs voyages suspects en Europe.

"Les exploitations techniques réalisées sur des éléments saisis lors de perquisitions à Strasbourg ont permis d'établir qu'une action était envisagée par le groupe strasbourgeois le 1er décembre sans qu'on puisse toutefois déterminer à ce stade la cible précise choisie parmi toutes celles que le groupe envisageait", a affirmé le procureur, évoquant leur "volonté manifeste de trouver et repérer des cibles pour agir à très court terme".

"C'est un passage à l'acte imminent qui a pu être évité" grâce aux interpellations du 20 novembre, a ajouté le magistrat.

"Une attaque de grande envergure" évitée

En déplacement à Nîmes, le président de la République François Hollande a tenu vendredi à féliciter "les services de renseignement, les policiers, magistrats qui ont permis le démantèlement de ce réseau qui nous a prémunis contre une attaque de grande envergure", "Pour le seul mois de novembre, les services antiterroristes ont procédé à l'arrestation de 43 individus dont 28 ont été déférés devant la justice", a-t-il encore indiqué.

La France est confrontée depuis près de deux ans à une menace terroriste jihadiste sans précédent. Elle s'est notamment concrétisée par des attentats en novembre 2015 à Paris et Saint-Denis (130 morts au Bataclan, à des terrasses de café et devant le Stade de France) et en juillet 2016 à Nice (86 morts).

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Avec AFP
 

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