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François Fillon candidat à la présidentielle 2017 : la droite est unie, le centre hésite, la gauche se déchire

François Fillon devient le candidat de la droite et du centre pour l'élection présidentielle de 2017, le 27 novembre 2016.
François Fillon devient le candidat de la droite et du centre pour l'élection présidentielle de 2017, le 27 novembre 2016. Thomas Samson, AFP

Net vainqueur dimanche de la primaire de la droite et du centre face à Alain Juppé, François Fillon sera le champion de son camp à la présidentielle de 2017. La droite est unie au moment où la gauche n'a jamais semblé aussi divisée.

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Au lendemain des résultats de la primaire de la droite, la presse française met en avant lundi 28 novembre le "triomphe" de François Fillon et sa mise sur orbite élyséenne alors qu'"aux antipodes", la gauche "s'autodétruit".

Le large succès de l’ancien Premier ministre (66,5 %) sur Alain Juppé (33,5 %) s'étale à la une de tous les quotidiens français. "Fillon triomphe par KO", titre Le Parisien/Aujourd'hui en France. La Croix évoque "une très belle victoire". "François Fillon, leader maximo", ose Libération dans un titre qui surplombe celui revenant sur la mort de Fidel Castro.

"La vague n'a pas faibli. La quasi-certitude de victoire n'a pas démobilisé les électeurs de François Fillon", constate Alexis Brézet dans l'éditorial du Figaro, qui a choisi une photo sur toute sa largeur du candidat bras levés, un sourire à peine esquissé et le regard lointain.

Libération, sous la plume de Laurent Joffrin, reconnaît une victoire "adroite et très à droite" d'un homme "austère, rétif à la médiatisation, allergique à l'esbroufe, bon orateur et exempt de casseroles, (qui) réhabilite quelque peu le métier politique".

Dans L'Opinion, Nicolas Beytout salue "une belle bataille fondatrice" et rappelle, au même titre que de nombreux observateurs, que "le vainqueur (a) de bonnes chances d'emporter la prochaine élection présidentielle". Deux sondages Harris Interactive et Odoxa, diffusés dimanche soir, placent en effet François Fillon devant Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle, loin devant les candidats de gauche.

"Une fusée décolle, l'autre s'autodétruit"

La gauche, actuellement au pouvoir, se retrouve pour sa part encore un peu plus plongée dans la tourmente. François Hollande est au plus bas dans l'opinion et désormais menacé par son Premier ministre Manuel Valls, qui n'exclut plus de se présenter à la primaire face au chef de l'État sortant.

"Une fusée décolle, l'autre s'autodétruit. Jamais la droite et la gauche n'auront paru autant aux antipodes qu'en cette journée du dimanche 27 novembre 2016", souligne Cécile Cornudet dans Les Echos. "La droite est en route pour l'alternance. (...) La gauche prend le chemin exactement inverse et court vers l'explosion."

"La primaire a créé une puissante dynamique" à droite alors que "dans la majorité esseulée, c'est la pétaudière", note Michel Urvoy de Ouest France. La droite "a son candidat et elle est rassemblée derrière lui. La gauche, en miroir, est éclatée", note Bernard Stephan dans La Montagne/Centre France.

Dans Le Courrier picard, Mickaël Tassart juge que "face à une gauche éparpillée façon puzzle, qui va assister, désabusée, au bras de fer entre François Hollande et Manuel Valls pour l'investiture socialiste, la droite a pris un temps d'avance".

Didier Rose, des Dernières Nouvelles d'Alsace, est convaincu que "l'atomisation de la gauche participera grandement à l'avenir de Fillon".

"Avec la prolifération des candidatures à gauche, François Fillon peut déjà préparer son débat télévisé de second tour avec Marine Le Pen !", assure, mordant, Hervé Favre dans La Voix du Nord.

Avec AFP

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