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Corée du Sud : au cœur d'un scandale, la présidente prête à quitter le pouvoir

La présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, est engluée dans un scandale de corruption impliquant son ancienne confidente.
La présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, est engluée dans un scandale de corruption impliquant son ancienne confidente. Jeon Heon-kyun, Pool AFP, AFP

Alors que le Parlement sud-coréen doit se prononcer sur sa destitution, Park Geun-hye a fait savoir qu'elle serait disposée à quitter le pouvoir. Depuis début novembre, la présidente est au centre d'une retentissante affaire de corruption.

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À l'occasion d'une allocution télévisée, la présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye, engluée dans un retentissant scandale de corruption, a laissé entendre, mardi 29 novembre, qu'elle pourrait quitter le pouvoir avant la fin de son mandat, prévue début 2018.

"Je laisserai la question de mon départ, et d'une réduction de la durée de mon mandat, à la décision de l'Assemblée nationale, a-t-elle affirmé dans un discours télévisé. Quand les parlementaires auront déterminé les conditions d'une passation qui minimise la vacance du pouvoir et le chaos dans la conduite des affaires, je partirai."

Cette annonce inattendue est interprétée comme une tentative de la présidente, dont la popularité s'est effondrée en raison du scandale, d'éviter l'humiliation d'une procédure de destitution qui est de plus en plus menaçante. "Sa déclaration pourrait avoir pour but de gagner du temps ou de sauver la face, mais elle vise surtout à dissiper la colère de l'opinion publique", précise à France 24 Frédéric Ojardias, correspondant de RFI à Séoul.

Manifestations monstres

Le scandale politique est né des rapports entre la présidente et son ancienne confidente, Choi Soon-sil, arrêtée pour avoir extorqué des sommes astronomiques à des conglomérats sud-coréens. La présidente est soupçonnée de "collusion" par le parquet. Le désaveu pour la chef de l'État est tel que des manifestations monstres ont lieu chaque samedi depuis plusieurs semaines pour demander sa démission.

Des parlementaires avaient indiqué avant le discours de Park Geun-hye qu'ils espéraient voter vendredi la destitution. Un nombre suffisant de parlementaires de la majorité a rejoint les collègues de l'opposition demandant cette mesure extrême. Elle devrait encore le cas échéant être validée par la Cour constitutionnelle, mais dans l'intervalle, la présidente serait mise sur la touche et l'intérim assumé par le Premier ministre.

La chef de l’État, qui a déjà présenté ses excuses pour les méfaits attribués à Choi Soon-sil, avait jusqu'à présent exclu de démissionner. En Corée du Sud, une présidente en exercice ne peut être poursuivie dans une affaire criminelle, sauf pour des faits de trahison ou d'insurrection. Son immunité, cependant, tombe à la fin de son mandat.

Certains avancent que Park Geun-hye chercherait à négocier son départ contre un abandon des poursuites. Elle s'était initialement engagée à répondre aux questions du parquet et à celles d'une commission d'enquête indépendante créée par le Parlement. Mais elle a fait machine arrière, son avocat rejetant les propositions de dates d'audition du parquet.

Avec AFP

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