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FRANCE

Manuel Valls dans le viseur des candidats de la primaire de la gauche

Stéphane de Sakutin, AFP
4 mn

Quelques heures seulement après que le président Hollande a annoncé jeudi son intention de ne pas briguer de second mandat, le Premier ministre français était la cible d'attaques des candidats de la primaire de la gauche…

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Haro sur Manuel Valls. À peine François Hollande avait-il annoncé jeudi 1er décembre son retrait de la  course à la présidentielle que les premières balles des candidats à la primaire de la gauche ont fusé près des oreilles du Premier ministre.

C’est Benoît Hamon qui a ouvert le feu le premier. "On a maintenant probablement Manuel Valls qui sera candidat, il a lui théorisé les gauches irréconciliables. Il me semble qu'aujourd'hui il ne peut pas incarner l'avenir de la gauche et c'est pour ça que je serai candidat", a déclaré l'ancien ministre de l'Éducation nationale à l'antenne de BFMTV.

"Un petit côté Iznogoud"

Arnaud Montebourg, premier candidat à avoir déposé ses parrainages jeudi, lui a très vite emboîté le pas : "j'ai déploré que le Premier ministre dise qu'il y a des gauches irréconciliables. Notre travail c'est précisément de nous conjuguer, de nous concilier, c'est exactement l'inverse", lui a-t-il fait écho, en estimant par ailleurs que "face au candidat ultralibéral [François Fillon], il n'est pas possible d'avoir un candidat social-libéral".

Plus cinglant, Pascal Cherki, député de Paris et soutien de Benoît Hamon, a pour sa part sorti l’artillerie lourde : "Manuel Valls a un petit côté Iznogoud", a lancé le député frondeur, pour qui le premier ministre ne nourrit qu'une ambition : "être calife à la place du calife".

Gérard Filoche, autre candidat à la primaire de la gauche, n’a pas non plus hésité à prendre le Premier ministre pour cible  "Ni Valls ni Macron ne sont qualifiés pour reprendre la suite d'une politique qu'ils ont coïmposée et codirigée", a-t-il fustigé.

Quand ?

Autant d’attaques qui pleuvent, alors que Manuel Valls n’a toujours pas annoncé sa candidature à la primaire de la gauche. Car il fait peu de doutes que le Premier ministre n’officialise sous peu ses ambitions présidentielles. Reste à savoir quand. Il est peu probable qu'un comité interministériel sur le handicap à Nancy auquel il doit se rendre vendredi fournisse le théâtre adéquat d’une annonce de candidature, de surcroît si peu de temps après le renoncement de François Hollande.

Samedi, le Premier ministre doit en principe s'exprimer devant la "Belle alliance populaire" en meeting à Paris à l'appel du PS. Mais une déclaration personnelle à cette occasion risque de voir la direction du PS s'attirer les foudres des candidats déclarés à la primaire, comme Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon.

Un bilan difficile à défendre

Avec la voie désormais libre pour une candidature, le Premier ministre devrait poursuivre son entreprise de rassemblement, entamée depuis plusieurs semaines. Souvent clivant dans son camp, Manuel Valls s'est efforcé d'arrondir les angles pour peaufiner son profil de présidentiable.

Mais, lesté du bilan du quinquennat de François Hollande, il hérite d'une position guère plus enviable, à en croire les sondages réalisés avant l'abandon de François Hollande : il est crédité de 9 % à 11 % seulement d'intentions de vote, selon de récents sondages. Lui aussi derrière son ex-ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, et le candidat de la gauche de la gauche, Jean-Luc Mélenchon.

Avec AFP

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