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ITALIE

Italie : l'avenir de Matteo Renzi suspendu au résultat du référendum

Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, et son épouse Agnese Landini ont voté à Florence.
Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, et son épouse Agnese Landini ont voté à Florence. Claudio Giovannini, AFP
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Vidéo par : Antoine MARIOTTI
5 mn

Plus de 46 millions d'électeurs italiens sont appelés à se prononcer, dimanche, sur la réforme constitutionnelle souhaitée par Matteo Renzi. Le président du Conseil a fait savoir qu'il démissionnerait en cas de victoire du non.

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Les Italiens doivent se prononcer par référendum, dimanche 4 décembre, sur une réforme constitutionnelle qui s'est transformée, en pleine vague populiste, en plébiscite sur le président du Conseil de centre-gauche, Matteo Renzi.

Les bureaux de votes ont ouvert à 07h00 (06h00 GMT) et doivent fermer à 23h00 (22h00 GMT) pour plus de 46 millions d'électeurs, tandis que le vote, par correspondance, des quelque 4 millions d'Italiens à l'étranger s'est clôt jeudi soir.
Les premières estimations issues des sondages de sortie des urnes sont attendues à la clôture du vote et les résultats dans la nuit. L'incertitude quant au résultat provoque des sueurs froides en Europe et sur les marchés financiers, où l'on redoute, après le choc du Brexit et la montée des mouvements populistes, une nouvelle phase d'instabilité dans la troisième économie de la zone euro.

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Un référendum sur la personne de Renzi

Le scrutin porte sur une réforme constitutionnelle qui prévoit une réduction drastique des pouvoirs du Sénat, une limitation des prérogatives des régions et la suppression des provinces, l'équivalent des départements français.

>> À lire : L’ombre d’un Italexit plane sur le référendum italien

Une vaste majorité de la classe politique, de la droite aux populistes du Mouvement 5 Étoiles (M5S) ou de la Ligue du Nord, en passant par tous les extrêmes et même des "frondeurs" du Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi, appelle à voter "non", en dénonçant une trop forte concentration des pouvoirs dans les mains du chef du gouvernement.

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Cette opposition est également unie dans son désir de chasser Matteo Renzi, arrivé au pouvoir en février 2014 et omniprésent dans les médias et sur les réseaux sociaux pour défendre "sa" réforme censée simplifier la vie politique dans un pays ayant vu défiler 60 gouvernements depuis 1948.

Les derniers sondages, qui remontent à deux semaines car ils sont interdits pendant les 15 jours précédant le scrutin, donnaient 5 à 8 points d'avance au "non", mais avec encore beaucoup d'indécis.

"Un petit pas, mais un pas important"

Roberto, un Romain travaillant dans la communication interrogé par l'AFP à la veille du scrutin, avait pour sa part un avis bien tranché sur la question : "Cette réforme est un petit pas, mais un pas important. Avec un "oui", nous aurons un gouvernement plus fort. Ce n'est pas une révolution, pas le paradis, mais l'alternative c'est le statu quo, qui est bien pire", a-t-il affirmé à l'AFP.

Le président américain, Barack Obama, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ont ouvertement appelé à voter "oui". Du petit lait pour Beppe Grillo, le fondateur du M5S, qui a exhorté les Italiens à voter "avec les tripes" pour défendre leurs libertés et leur indépendance, tout en se lançant dans un intrigant éloge du caractère "poétique" d'une éventuelle défaite.

>> À lire : Buzzfeed accuse Beppe Grillo de rouler pour Moscou

En cas de victoire du "non", le M5S devrait réclamer des élections anticipées, mais le président Sergio Mattarella ne devrait pas dissoudre le Parlement avant une réforme de la loi régissant l'élection des députés.

La réalité d'un retrait de Matteo Renzi en cas d'échec dépendra sans doute de l'ampleur du score. Même s'il présente la démission de son gouvernement, il pourrait en effet rester à la tête du PD, voire même être reconduit à la présidence du Conseil. Mais il a répété qu'il ne prendrait jamais la tête d'un gouvernement "technique" chargé uniquement de réformer la loi électorale.

Avec AFP

 

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