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ITALIE

Référendum italien : Matteo Renzi "assume" sa défaite et annonce sa démission

Le Premier ministre italien Matteo Renzi annonce sa démission lors d'une allocution télévisée, dimanche 4 décembre.
Le Premier ministre italien Matteo Renzi annonce sa démission lors d'une allocution télévisée, dimanche 4 décembre. Andreas Solaro, AFP
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Les Italiens se sont massivement prononcés dimanche contre la réforme constitutionnelle proposée par le Premier ministre Matteo Renzi. Ce dernier a annoncé qu'il remettrait sa démission lundi au président italien.

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Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a annoncé, dimanche 4 décembre, sa démission, après le rejet massif, par référendum, de la réforme constitutionnelle qu'il avait portée.

"Mon expérience de chef de gouvernement s'arrête là", a déclaré Matteo Renzi lors d'une allocution en direct à la télévision. Le chef du Conseil italien a dit assumer la pleine responsabilité de sa défaite, qu'il a qualifiée d'"extraordinairement claire". Le "non" l'a emporté à 59,2 %.

"Aujourd'hui, le peuple italien a parlé sans équivoque. J'embrasse fort mes amis du 'oui', on a essayé", a-t-il ajouté en adressant ses "félicitations au front du 'non' et en lui souhaitant d'œuvrer pour le bien de l'Italie et des Italiens".

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Le Premier ministre remettra sa démission lundi au président italien Sergio Mattarella. Ce dernier aura pour alternative de confier à Matteo Renzi ou à une autre personnalité la charge de former un nouveau gouvernement ou de convoquer des élections législatives anticipées.

Le référendum portait sur une réforme constitutionnelle, censée simplifier la vie politique dans un pays qui a vu défiler 60 gouvernements depuis 1948. Elle prévoyait une réduction drastique des pouvoirs du Sénat, une limitation des prérogatives des régions ainsi que la suppression des provinces, l'équivalent des départements français.

Une large majorité de la classe politique, de la droite classique aux populistes du Mouvement 5 Etoiles (M5S) ou de la Ligue du Nord, en passant par tous les extrêmes et même des "frondeurs" du Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi, avait appelé à voter "non" en dénonçant une trop forte concentration des pouvoirs dans les mains du chef du gouvernement.

"Un coup de tonnerre en Italie"

"C’est un coup de tonnerre ici en Italie", a commenté Natalia Mendoza, correspondante de France 24 à Rome. "La participation a été massive, elle a frôlé les 70 %. Le message envoyé par les Italiens est un message de rage. C’est un lourd échec pour Matteo Renzi qui perd son pari."

Le président français François Hollande a de son côté pris acte "avec respect" de la décision du chef du gouvernement italien tout en saluant "son dynamisme et ses qualités mises au service de réformes courageuses pour son pays". Il a également souhaité, dans un communiqué, que "l'Italie trouve en elle-même les ressorts pour surmonter cette situation".

GRAB Caroline de Camaret sur Renzi : "Un vote de rejet anti-establishment des Italiens"

La démission de Matteo Renzi, arrivé au pouvoir en février 2014 sur un programme de réformes, ouvre une nouvelle période d'incertitude politique dans la troisième économie de la zone euro.

>> À lire sur France 24 : L’ombre d’un Italexit plane sur le référendum italien

Cela risque de déstabiliser le fragile secteur bancaire de la péninsule et menace la zone euro dans son ensemble d'une nouvelle crise. L'euro s'est nettement affaibli face au dollar après la publication des premières projections. La monnaie européenne est tombée à son plus bas niveau depuis mars 2015 face au billet vert, à quasiment 1,05 dollar pour un euro, avant d'effacer une partie de ses pertes pour remonter vers 1,0560 dollar à 00h40 GMT.

Avec AFP et Reuters

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