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Gambie : la justice ordonne la libération sous caution du chef de l'opposition

Ousainou Darboe, le leader du parti d’opposition UDP, en octobre 2011.
Ousainou Darboe, le leader du parti d’opposition UDP, en octobre 2011. Seyllou, AFP

Trois jours après la victoire d'Adama Barrow à l'élection présidentielle, un tribunal gambien a ordonné la libération sous caution du chef du principal parti d'opposition, Ousainou Darboe, et de 18 co-prévenus.

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Un tribunal gambien a ordonné, lundi 5 décembre, la libération sous caution du chef du principal parti d'opposition UDP (Parti démocratique uni), Ousainou Darboe, et de 18 co-prévenus.

"Les demandeurs se voient accorder la liberté sous caution" en attendant leur jugement en appel, a déclaré le juge, dans une décision très attendue, trois jours après l'annonce de la victoire du candidat de l'opposition à l'élection présidentielle face à Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans.

>> À voir : après la défaite de Jammeh, l'espoir retrouvé des prisonniers politiques gambiens

Pour l'ensemble des prévenus, à l'exception de Ousainou Darboe, cette libération a également été assortie de la remise de leur passeport. Le leader de l'UDP purge actuellement une peine de trois ans de prison pour avoir protesté pacifiquement, après la mort en détention de Solo Sendeng, un des membres de sa formation.

"Un grand moment"

Amnesty International a salué dans un communiqué "un grand moment" pour les accusés et leurs familles, espérant "que cette décision positive annonce qu'ils seront acquittés le moment venu". "Nous ne devons pas oublier d'autres prisonniers de conscience qui languissent toujours en prison, simplement pour avoir exprimé leur opinion et participé à des manifestations pacifiques", ajoute l'ONG, citant le cas de trois imams arrêtés en 2015 pour avoir remis une requête au gouvernement et dont on est toujours sans nouvelle.

Human Rights Watch (HRW) a également salué dans un communiqué "un premier pas important pour montrer un plus grand respect de l'État de droit et mettre fin au piétinement des droits de l'opposition politique".

Pendant plus de deux décennies, le régime de Yahya Jammeh a réprimé – parfois dans le sang – toute contestation politique. Le 2 novembre 2016, HRW publiait un rapport dans lequel elle décrivait la répression mise en place par l’homme fort de Banjul depuis son arrivée au pouvoir en 1994. "Au cours des 22 dernières années, le président Jammeh et les forces de sécurité gambiennes ont fait des disparitions forcées, de la torture, de l'intimidation et des arrestations arbitraires les moyens de réprimer la dissidence et de se maintenir au pouvoir."

Avec AFP


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