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Dans la presse

"La "castritude" selon Ségolène Royal"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, lundi 5 décembre, la démission de Matteo Renzi, après le rejet de sa réforme constitutionnelle, l’élection d’un écologiste à la présidentielle autrichienne. Les conjectures sur l’annonce de la candidature de Manuel Valls à la présidentielle. La « castritude » selon Ségolène Royal. Et la mort de Gotlib.

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On commence cette revue de presse française avec la démission, cette nuit, du président du Conseil italien, Matteo Renzi, après le rejet de sa réforme constitutionnelle. Il avait fait du référendum sur cette réforme une affaire personnelle et a, finalement, échoué. D’après les premiers résultats, repris par le site du Monde, près de 60 % des Italiens ont rejeté sa proposition de changer la constitution, qui visait, selon lui, à apporter plus de stabilité politique, tout en accélérant le processus législatif, en réduisant beaucoup les pouvoirs du sénat.

Que va-t-il se passer maintenant? Toujours selon le site du Monde, le patron du centre-gauche italien devrait présenter sa démission dès cet après-midi au président de la République, qui peut soit confier à nouveau à Matteo Renzi ou à une autre personnalité de la majorité, la responsabilité de former un nouveau gouvernement, soit convoquer des législatives anticipées, ce que réclament notamment la Ligue du nord, à la droite de la droite, et le mouvement populiste Cinq étoiles. Alors que la démission de Matteo Renzi en Italie ouvre «une période d’incertitude à la fois politique et économique en Italie», et une possible «nouvelle phase d’instabilité dans la troisième économie de la zone euro», le site de la Croix annonce que l’élection de l’écologiste Alaxander Van der Bellen à la présidentielle autrichienne, hier, rassure l’Europe, «soulagée» de voir l’extrême-droite autrichienne perdre son pari de concrétiser la poussée populiste sur le continent en faisant élire son candidat, Norbert Hofer.

En France, la grande affaire du jour, c’est la déclaration, attendue, de la candidature de Manuel Valls à la présidentielle. Après le renoncement-surprise de François Hollande, le Premier ministre devrait dire rapidement s’il est candidat, d’après la Croix, qui fait preuve, toutefois, de beaucoup de prudence: «la déclaration de Manuel Valls sur son intention (ou non, puisque maintenant tout est possible), est une affaire d’heure», tandis que 20 minutes annonce déjà un candidat «sur la ligne de départ». Le chef de l’exécutif «devrait quitter très vite Matignon pour se lancer dans la primaire de la gauche, dont il est le grand favori selon les sondeurs», annonce le journal.

L’Opinion, pour sa part, évoque une déclaration «imminente», au cours de laquelle le Premier ministre «dira vouloir incarner «une force nouvelle pour la gauche»». Les Echos parlent d’une «bataille en terrain miné» - d’un futur ex-Premier ministre sommé, à présent, de «rassembler un PS qu’il a contribué à diviser», tout en repoussant «les assauts» de son ex-ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui, lui, dit ne pas vouloir participer à la primaire. Les socialistes mettent en garde Manuel Valls contre la tentation de mener une campagne qui ne rassemblerait pas suffisamment. «Valls (est) attendu au tournant», prévient Libération, qui raconte que le Premier ministre a voulu «prendre le temps» de «bien calibrer la ligne de crête politique sur laquelle il va entrer en campagne». «Les plus attentifs à son positionnement seront les orphelins de François Hollande», d’après le journal, auquel les hollandais auraient fait part de cette menace plus ou moins voilée: «Manuel doit faire attention, dans les sections, pour beaucoup, sa candidature n’est pas naturelle». Manuel Valls et les autres, dont l’attitude «désespère» les militants socialistes rencontrés par le Parisien, qui évoque «le grand désarroi du peuple de gauche». «Beaucoup de gens ne voudront ni de Valls ni de Montebourg. Ils n’iront pas voter. Le risque, c’est une primaire à 600 000 votants», s’alarme un responsable socialiste.

Un mot, pour finir, sur la polémique qu’a déclenchée Ségolène Royal, critiquée pour son éloge de Fidel Castro - un éloge «sans nuances», selon le Monde, qui rapporte que la ministre de l’Environnement, présente aux obsèques du Leader Maximo, après avoir salué la disparition d’«un monument de l’histoire», a enfoncé le clou en estimant que «la France (n’avait) pas de leçon» à donner à Cuba en matière des droits de l’Homme, présentant le régime comme respectueux de la liberté religieuse et la liberté de conscience. Après la «bravitude» et l’hommage rendu à «la rapidité de la justice chinoise», lors d’un déplacement en Chine en 2007, voici, donc, les louanges de la «castritude», ironise le Figaro. Pour clore cette rubrique «humour noir», je vous propose de jeter un cil à la Une de Libération, qui revient sur la disparition du dessinateur Marcel Goetlib, dit Gotlib. Le père de Gai-Luron, de Superdupont, et tant d’autres, s’est éteint hier, à l’âge de 82 ans. «Glacial», salue Libé.

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