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BRÉSIL

Brésil : le Sénat défie la Cour suprême et maintient son président dans ses fonctions

Renan Calheiros, président du Sénat, est accusé de détournements de fonds publics.
Renan Calheiros, président du Sénat, est accusé de détournements de fonds publics. Evaristo SA, AFP
3 mn

Le Sénat brésilien a bravé, mardi, la décision d'un juge de la Cour suprême en annonçant qu'il maintenait dans ses fonctions son président, Renan Calheiros, officiellement mis en accusation pour détournements de fonds publics.

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C’est une fin de non-recevoir. Le Sénat brésilien a bravé, mardi 6 décembre, la décision d'un juge de la Cour suprême en maintenant dans ses fonctions son président, Renan Calheiros, officiellement accusé de détournements de fonds publics.

Le bureau exécutif du Sénat a dénoncé la décision "monocratique" du juge du Tribunal suprême fédéral (STF) Marc Aurelio Mello, qui avait suspendu, lundi, de ses fonctions, avec "effet immédiat", le troisième personnage de l'État, quatre jours après sa mise en accusation par la haute juridiction.

"On ne prévoit pas de succession à la présidence du Sénat"

Dans une décision officielle, signée par ses membres, le bureau du Sénat a souligné qu'il n'entérinerait cette mesure que si elle était confirmée par la majorité des juges de la Cour suprême. "On ne prévoit pas de succession à la présidence du Sénat", a-t-il ajouté.

La suspension de Renan Calheiros viole "la séparation des pouvoirs" et représente "un énorme risque pour le fonctionnement normal du travail législatif" du Sénat, a estimé l'avocat général de la chambre haute dans son argumentaire juridique consulté par l'AFP.

Renan Calheiros s'est dernièrement illustré en prenant la tête d'une fronde parlementaire contre les procureurs et le juge fédéral Sergio Moro chargé du dossier Petrobras, déclenchant une crise institutionnelle d'une ampleur inédite entre le Parlement et le pouvoir judiciaire.

Cette enquête mettant en cause des dizaines de parlementaires, dont Renan Calheiros, tétanise d'autant plus la classe politique que le n°1 du BTP brésilien Odebrecht a conclu, mercredi, un accord de collaboration explosif avec les enquêteurs en échange de remises de peine.

Des dizaines de milliers de Brésiliens ont manifesté, dimanche, pour défendre les magistrats anticorruption et s'opposer à toute modification de la législation visant à entraver leurs enquêtes ou à les museler.

Avec AFP
 

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