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Dans la presse

"Angel Merkel, la stabilité dans la tourmente ?"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 7 décembre, la réélection d’Angela Merkel à la tête de la CDU, et l’imbroglio sino-américain, après le coup de fil entre la dirigeante taïwanaise et le président-élu Donald Trump.

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On commence cette revue de presse internationale en Allemagne, où Angela Merkel a été réélue hier présidente de la CDU avec 89,5 % des voix. La chancelière, qui était la seule candidate à sa propre succession pour un neuvième mandat à la tête de la CDU, a vu cette victoire saluée par ce que le Süddeutsche Zeitung présente comme une «orgie d’applaudissements». Huit minutes trente six secondes, très précisément, d’encouragements, alors qu’Angela Merkel débute une campagne pour les législatives qui s’annonce «difficile», d’après le quotidien. Die Welt raconte que la chancelière a donné un aperçu, hier, de ce que sera sa stratégie pour les huit prochains mois - en se présentant comme une garantie de stabilité dans un contexte mondial tourmenté. «Angela Merkel attise la peur pour mieux se présenter comme LA solution», commente le journal. Politico évoque un programme «prudent», calibré pour permettre à la chancelière de décrocher un quatrième mandat. Le site américain relève lui aussi la façon dont ses camarades ont ovationné Angela Merkel, et tout particulièrement sa proposition d’interdire la burqa, le voile intégral musulman, «lorsque cela est juridiquement possible», dans les écoles, les administrations, les universités ou devant les tribunaux.

Une déclaration destinée, selon Politico, à rassurer les éléments les plus conservateurs de la CDU, « rustrés» par sa politique d’accueil envers les réfugiés – à propos desquels Angela Merkel a promis qu’elle ne permettrait pas un nouvel afflux massif semblable à celui qu’a connu l’Allemagne l’année dernière, avec près de 900 000 arrivées - une promesse elle aussi très applaudie par les délégués.

A noter également, la suite de la polémique provoquée par l’entretien téléphonique, vendredi dernier, entre le président-élu américain, Donald Trump, et la dirigeant taïwanaise, Tsai Ing-wen. Ce coup de fil, inédit depuis 1979, et qui a beaucoup froissé Pékin, continue à être analysé par la presse chinoise, qui assure que l’Administration Obama a réagi en réaffirmant son soutien à la politique d’«une seule Chine», qui prévaut depuis près de 40 ans.

The China Daily ne décolère visiblement pas contre Donald Trump, qu’il montre se comportant comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, écrasant allègrement ces œufs sur lesquels les diplomates marchent habituellement avec d’infinies précautions. «Si ça marche comme un canard, et que ça parle comme un canard, c’est que c’est un canard», commente The Taipei Times, qui emploie cette métaphore pour signifier que «oui, Taiwan existe en tant que nation indépendante et démocratique», en ironisant sur le façon dont le «simple» coup de fil passé par Tsai Ing-wen s’est transformé en un «tremblement de terre» qui aurait engendré «un tsunami». «Il est temps pour les Etats-Unis et leurs alliés de signifier à l’empereur chinois qu’en matière de démocratie, il est nu».

La Chine aurait demandé aux Etats-Unis de ne pas laisser la dirigeante taïwanaise faire escale sur leur territoire - c’est ce qu’affirme The Guardian, qui rapporte que Pékin aurait contacté les autorités américaines pour empêcher Tsai Ing-wen, qui doit accomplir un déplacement le mois prochain dans trois pays d’Amérique centrale, le Nicaragua, le Guatemala et le Salvador, de s’arrêter en cours de route sur le territoire américain. Le journal fait état de «spéculations» sur le fait que la dirigeante taïwanaise puisse chercher à profiter d’une halte à New York pour s’entretenir avec Donald Trump avant son investiture - hypothèse écartée par les conseillers du président-élu, selon The Guardian, qui fait également état de cette information du New York Times, qui révèle que le coup de fil de Tsai Ing-wen à Donald Trump avait été préparé de longue date, depuis six mois au moins, par le lobbyiste républicain pro-Taïwan Bob Dole. Quel but Donald Trump poursuit-il réellement dans cette affaire? Ca, personne ne semble vraiment en mesure de le dire – et c’est précisément ce qui angoisserait beaucoup «l’Amérique des entreprises», d’après The Washington Post, qui assure que le «style imprévisible» du président-élu «stresse» beaucoup les dirigeants d’entreprises américains, très attachés à la «stabilité»…

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