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Mohamed-Tahar Fergani, maître de la chanson classique algérienne, est mort

Le musicien algérien Mohamed-Tahar Fergani s'est éteint mercredi soir à Paris, il était âgé de 88 ans.
Le musicien algérien Mohamed-Tahar Fergani s'est éteint mercredi soir à Paris, il était âgé de 88 ans. Wikimedia commons, Saber68

Mohamed-Tahar Fergani, maître du malouf, la chanson classique algérienne, est mort mercredi soir à Paris à l’âge de 88 ans. Virtuose du violon, il avait commencé à s’adonner au malouf au début des années 1950.

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La chanson classique algérienne dite arabo-andalouse a perdu sa plus grande voix. Mohamed-Tahar Fergani est mort mercredi 7 décembre à Paris à l’âge de 88 ans et après une carrière de près de 70 ans.

Il s’était imposé comme le maître absolu du malouf, dont les racines se trouvent à Séville, en Espagne, et qui a pour berceau Constantine, la capitale spirituelle de l'est algérien. Cette ville avait accueilli de nombreux réfugiés, juifs notamment, après la perte de l'Andalousie par les Arabes.

Dans les années 1950, la plus grande figure de cette musique était Raymond Leiris, le beau-père du chanteur français Enrico Macias, lui-même natif de Constantine.

Virtuose du violon

Né en 1928, Mohamed-Tahar Fergani a d'abord pratiqué la chanson orientale, dans le genre égyptien. Le virtuose du violon a ensuite pris le virage du malouf à partir de 1951.

Le HuffPost Maghreb rappelle que grâce à sa voix exceptionnelle, "Mohamed-Tahar Fergani [était] l'un des rares chanteurs à interpréter des compositions sur quatre octaves". Il a créé sa propre troupe et école musicale, précise le média.

Il a réalisé des centaines d'enregistrements et sa dernière prestation en public remonte à juillet 2015.

Le chanteur doit être inhumé à Constantine où sa dépouille sera exposée à la Maison de la culture pour permettre à ses admirateurs de lui rendre un dernier hommage.

Avec AFP
 

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