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ÉGYPTE

Égypte : six policiers et un civil tués dans des attentats à la bombe

Évacuation de l'un des blessés de l'attaque du 9 décembre 2016 au Caire.
Évacuation de l'un des blessés de l'attaque du 9 décembre 2016 au Caire. AFP
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Six policiers et un civil ont été tués, vendredi, dans deux attentats à la bombe contre les forces de sécurité égyptiennes, a annoncé dans un communiqué le ministère de l'Intérieur.

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Deux attentats à la bombe ont ensanglanté l'Égypte, vendredi 9 décembre, faisant sept morts, dont six policiers au Caire

La première explosion a visé un check-point dans le quartier de Talibiya, dans l'ouest de la capitale égyptienne, juste après la prière musulmane du vendredi. Six policiers ont été tués et trois conscrits blessés dans cette attaque revendiquée sur les réseaux sociaux par le Hasm.

Dans la soirée, un autre attentat à la bombe a eu lieu dans la province de Kafr al-Cheikh, au nord de la capitale égyptienne, tuant un passant et blessant légèrement deux policiers, a annoncé dans un communiqué le ministère de l'Intérieur. Cette seconde attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

La plupart des attentats de ces derniers mois au Caire ont été revendiquées par Hasm et un autre groupuscule Lawaa al-Thawra. La police affirme que ces groupes sont affiliés aux Frères musulmans, la formation de Mohamed Morsi qui est interdite depuis des mois et considérée comme un mouvement "terroriste" par les autorités.

Le Hasm s'est notamment attribué la responsabilité d'une tentative d'assassinat de l'ancien grand mufti d'Égypte Ali Gomaa, qui porte une voix critique à l'encontre des mouvements islamistes.

Multiplication des attentats visant les forces de sécurité et l’armée

Des groupes extrémistes ont mené de nombreuses attaques contre les policiers et les soldats égyptiens depuis le renversement par l'armée en 2013 du président islamiste élu Mohamed Morsi et la répression qui a suivi contre ses partisans.

Si la plupart des attaques ont eu lieu dans la péninsule du Sinaï, où sévit la branche égyptienne du groupe État islamique (EI), d'autres se sont également produites dans la capitale égyptienne.

Début novembre, un juge égyptien arbitrant l'un des procès de Mohamed Morsi, a échappé à l'explosion d'une voiture piégée au Caire. L'attaque est intervenue quelques jours après l'explosion d'une bombe visant un convoi de police au Caire, dans laquelle un passant avait trouvé la mort.

Les détracteurs du président actuel Abdel Fattah al-Sissi, l'ex-chef de l'armée architecte de la destitution de M. Morsi, accusent régulièrement son régime d'instrumentaliser le pouvoir judiciaire pour réprimer l'opposition islamiste.

Cette répression implacable contre les partisans de M. Morsi a conduit à la mort de centaines de manifestants et l'arrestation de milliers d'autres.

Avec AFP et Reuters
 

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