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Pays-Bas : le député d'extrême droite Geert Wilders reconnu coupable de discrimination

Le parquet avait requis contre Geert Wilders une amende de 5 000 euros mais pas de peine de prison.
Le parquet avait requis contre Geert Wilders une amende de 5 000 euros mais pas de peine de prison. Remko de Waal, AFP

Le député néerlandais d'extrême droite Geert Wilders a été reconnu, vendredi, coupable de discrimination à l'encontre des Marocains, mais a été relaxé d'incitation à la haine. Aucune peine n'a été prononcée contre lui.

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Geert Wilders n'était pas présent lors de l'énoncé du jugement. Le député d'extrême droite néerlandais à la chevelure peroxydée a été reconnu coupable de discrimination mais a été relaxé des poursuites d'incitation à la haine. Selon la presse des Pays-Bas, l'homme, se disant victime d'un "procès politique", a annoncé son intention de faire appel.

Réputé pour ses violentes diatribes anti-islam, le leader du Parti pour la Liberté (PVV) était poursuivi pour des propos tenus en 2014 à La Haye, juste après les élections municipales. Le député avait alors demandé à ses militants s'ils "voulaient plus ou moins de Marocains dans [leur] ville et aux Pays-Bas". Face à la foule scandant "Moins ! Moins ! Moins !", il avait répondu dans un sourire : "Nous allons nous en charger".

Popularité renforcée

Plutôt que de porter un coup au député controversé, son procès a renforcé sa popularité auprès des électeurs, moins de trois mois avant que des millions de Néerlandais ne se rendent aux urnes pour élire leur prochain Premier ministre, un poste que Geert Wilders lorgne depuis longtemps. Les derniers sondages attribuent 34 sièges à son Parti pour la Liberté, soit dix de plus qu'au parti du Premier ministre libéral, Mark Rutte.

L'élu se trouve désormais dans une situation des plus confortables : "Dans tous les cas, pour lui, c'est gagnant-gagnant", analyse Joost van Spanje, professeur assistant à l'Université d'Amsterdam.

Un député avec un casier judiciaire ?

Mais, dans ce scénario, une ombre vient tout de même noircir le tableau : un casier judiciaire pour discrimination. Jusqu'à présent, aux Pays-Bas, seul le député et chef d'un parti néerlandais d'extrême droite aujourd'hui disparu, Hans Janmaat décédé en 2002, a été condamné en 1997 à quatre semaines d'emprisonnement, dont deux ferme, pour incitation à la discrimination, après avoir scandé des slogans hostiles aux étrangers lors d'une manifestation, comme "Les Pays-Bas aux Néerlandais", "Plein, c'est plein" ou "Notre peuple d'abord".

Or, si Geert Wilders a été poursuivi devant la justice, c'est parce que "les remarques racistes doivent être arrêtées", avait assuré le parquet. Des paroles comme les siennes, qui avaient provoqué le dépôt de 6 400 plaintes par des citoyens et des organisations, "nuisent profondément à la dignité humaine", avait déclaré le représentant du ministère public Wouter Bos.

Des Néerlando-Marocains disent s'être sentis comme des "citoyens de seconde zone" tandis que "les enfants ont peur" des déclarations de Geert Wilders.

Avec AFP

 

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