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Gambie : le président élu appelle Jammeh à accepter sa défaite, l'armée déployée

Un checkpoint à Banjul, la capitale de la Gambie.
Un checkpoint à Banjul, la capitale de la Gambie. AFP

Le président gambien élu Adama Barrow a appelé Yahya Jammeh à accepter sa défaite, samedi, mais ce dernier reste sourd aux pressions internationales. Dans la capitale, les forces de sécurité ont été déployées en masse.

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Plus d’une semaine après la présidentielle, la situation politique est plus que jamais confuse en Gambie. Alors que le chef de l'État sortant Yahya Jammeh a déclaré, vendredi, ne plus reconnaître sa défaite électorale, le président élu Adama Barrow l’a appelé, samedi, à "accepter de bonne foi le verdict du peuple".

Adama Barrow a souligné que le président sortant n'avait pas le pouvoir constitutionnel de convoquer un nouveau scrutin, comme le demandait Yahya Jammeh. "J'appelle tous les Gambiens à vaquer à leurs affaires", a-t-il ajouté, invitant ses partisans à "la discipline et la maturité".

Le président sortant Yahya Jammeh rejette les résultats

Dans Banjul, la capitale, les forces de sécurité gambiennes déployées en masse faisaient régner le calme samedi. Policiers et militaires tenaient notamment des barrages à travers toute la capitale de ce petit pays d'Afrique de l'Ouest.

"Respecter le verdict des urnes"

Le Conseil de sécurité a exhorté samedi Yahya Jammeh de céder le pouvoir au président élu Adama Barrow. Les quinze pays membres du Conseil de sécurité ont appelé dans une déclaration le président sortant à "respecter le choix du peuple souverain de la Gambie, comme il l'a dit le 2 décembre, et de transférer, sans conditions ni retard injustifié, le pouvoir au président élu, Adama Barrow".

L'Union africaine (UA), la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et le représentant de l'ONU en Afrique de l'Ouest avaient auparavant déjà appelé le gouvernement à "respecter le verdict des urnes et garantir la sécurité du président élu Adama Barrow et de tous les citoyens gambiens".

Dans sa déclaration télévisée, vendredi soir, le président sortant gambien Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, a assuré que "l'intervention de puissances étrangères ne changerait rien" à sa décision, prévenant qu'il ne tolérerait aucune protestation dans les rues.

Avec AFP
 

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