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TURQUIE

Turquie : double attentat meurtrier près d'un stade de foot à Istanbul

Les secours sur les lieux de l'attentat près du stade Besiktas à Istanbul le 10 décembre 2016.
Les secours sur les lieux de l'attentat près du stade Besiktas à Istanbul le 10 décembre 2016. Ozan Kose, AFP
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Vidéo par : Laure WAGNER
3 mn

Un double attentat a tué 38 personnes samedi soir dans le centre d'Istanbul. Une voiture piégée a d'abord explosé avant qu'un kamikaze n'active sa ceinture. Une organisation militante kurde, TAK, en a revendiqué la responsabilité.

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Un double attentat meurtrier a fait au moins 38 morts et 166 blessés, samedi 10 décembre, à proximité du stade de Besiktas, dans le cœur d'Istanbul. Selon le ministère de l'Intérieur, 30 policiers figurent parmi les victimes. Une organisation militante kurde, TAK, en a revendiqué la responsabilité dimache 11 décembre dans l'après-midi.

Une voiture piégée a d'abord explosé vers 22h30 devant le stade où une rencontre entre l'équipe stambouliote et celle de Bursaspor s'était achevée deux heures plus tôt. Moins d'une minute plus tard, un kamikaze présumé s'est fait exploser alors qu'il était entouré de policiers dans le parc Macka à proximité du stade.

Les explosions avaient pour but de causer un grand nombre de victimes, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan avant d’ajouter, quelques heures plus tard, que son pays "luttera contre le terrorisme jusqu'au bout".

Erdogan devait se rendre au Kazakhstan mais son déplacement a été reporté à une date ultérieure. La Turquie a décrété une journée de deuil et le Premier ministre Binali Yildirim a ordonné la mise en berne des drapeaux.

Les forces de l'ordre visées, explique le correspondant de France 24 en Turquie

"C'était horrible"

Omer Yilmiz, un agent d’entretien de la mosquée Dolmabahce qui prenait le thé dans un café, dit avoir vu des flammes monter haut dans le ciel. "Les gens ont plongé sous les tables, des femmes se sont mises à pleurer, des supporters de foot se sont mis à l’abri. C’était horrible", a-t-il raconté.

La police a bouclé le quartier, situé dans le centre de la ville en bordure du Bosphore. On pouvait voir sur place la carcasse calcinée d’une voiture, aspergée par un canon à eau et deux incendies dans une rue longeant le stade.

Dix personnes ont été placées en garde à vue sur la base d’indices retrouvés dans le véhicule carbonisé. Le gouvernement n’a pas indiqué leur identité, ni leur éventuelle appartenance à une organisation plus large.

Le 5 décembre, un porte-parole du groupe État islamique avait appelé à de nouvelles attaques ciblant plus particulièrement la Turquie. Le pays est engagé en Syrie contre les djihadistes depuis août.

Avec Reuters et AFP

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