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FRANCE

La formation des imams au cœur de la troisième "instance de dialogue avec l’islam"

Le nouveau Premier ministre français Bernard Cazeneuve, le 12 décembre à Paris, lors de la troisième "instance de dialogue avec l’islam".
Le nouveau Premier ministre français Bernard Cazeneuve, le 12 décembre à Paris, lors de la troisième "instance de dialogue avec l’islam". AFP
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Jugée insuffisante actuellement, la formation des imams a été au cœur de la troisième réunion de "l'instance de dialogue avec l’islam". L’enjeu ? Contrer les "discours sectaires".

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Quelle formation pour les imams en France ? Moins d'une semaine après son arrivée au ministère de l'Intérieur, Bruno Le Roux a plongé, lundi 12 décembre, dans le grand bain à remous de "l'islam de France".

La formation des imams, qui dépend pour l'instant beaucoup de l'étranger, a été présentée comme un enjeu stratégique par Bernard Cazeneuve, le nouveau Premier ministre, présent lors de cette réunion. Il entend ainsi contrer les "discours sectaires", qui ont cours "dans certaines mosquées", a-t-il déclaré lors de la troisième réunion de "l'instance de dialogue avec l'islam", lancée en juin 2015.

Les participants à "l'instance de dialogue" représentent toutes les nuances de l'islam sunnite français - salafistes exceptés. Jean-Pierre Chevènement qui préside la toute nouvelle "Fondation de l'islam de France" destinée à lever des fonds pour financer des projets éducatifs et culturels était également présent. Pour mieux lutter contre la radicalisation violente, l'État a en effet souhaité dialoguer avec d'autres voix que celles du Conseil français du culte musulman (CFCM), même si la légitimité de l'institution n'est pas remise en cause.

Bientôt un label pour les imams

Pour former les imams, le gouvernement veut développer des cursus d'islamologie de haut niveau à côté de l'offre, insuffisante, des instituts français privés de théologie musulmane, et des diplômes universitaires de formation civile et civique désormais proposés par 14 universités.

Prochaine étape, qui peine à prendre forme : la mise sur pied d'une association cultuelle nationale pour financer, sans recourir à des fonds étrangers, des projets en matière religieuse, autour du statut des imams et aumôniers, la construction de mosquées ou la production d'un contre-discours face à la propagande jihadiste.

L'"instance de dialogue" va se pencher sur les ressources potentielles de cette association loi 1905, parmi lesquelles figure une "contribution volontaire" sur le halal, voire un prélèvement sur les billets du hajj, le grand pèlerinage à La Mecque.

Le président du CFCM, Anouar Kbibech, a, par ailleurs, promis de finaliser en décembre son projet de recommandation ("tazkiya" an arabe, a-t-il précisé) des imams. Les candidats à cette habilitation devront montrer patte blanche quant à leur niveau de formation théologique mais aussi civile et civique, et signer une "charte de l'imam" pour s'engager à respecter les "valeurs de tolérance, d'ouverture et de modération" qui sont celles de "l'islam du juste milieu". La limite de ce label ? Son obtention ne sera pas obligatoire pour pouvoir prêcher.

Avec AFP
 

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