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Dans la presse

"Trump, président-PDG ?"

France 24
6 mn

Au menu de cette revue de presse française, lundi 12 décembre, la réaction de quatre sénateurs aux révélations sur l’interférence de la Russie dans l’élection présidentielle américaine, la menace de Donald Trump de ne plus reconnaître une «Chine unique», et les questions sur le possible conflit d’intérêt entre sa fonction de patron de la Trump Organization et celle de président des Etats-Unis.

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Au menu de cette revue de presse internationale, la réaction de quatre sénateurs américains aux révélations sur l’interférence de la Russie dans l’élection présidentielle américaine. Les républicains John McCain et Lindsey Graham, et les démocrates Charles Schumer et Jack Reed, tous quatre élus «de premier plan», selon Slate, ont émis hier un communiqué commun mettant en garde leurs compatriotes: «Nos institutions démocratiques ont été prises pour cible, et les récentes révélations (de la CIA publiées vendredi par The Washington Post) sur l’interférence russe dans notre élection doit alarmer chaque Américain». Ce communiqué est présenté par Slate comme «un reproche adressé au président-élu Donald Trump et à son équipe de transition», qui ont réagi aux informations publiées par The Washington Post en mettant en cause ses sources au sein de la CIA: «Ces gens sont ceux-là mêmes qui ont dit que Saddam Hussein disposait d’armes destruction massives», avant que Donald Trump ne qualifie de «ridicules», hier, les «allégations» sur la présumée interférence russe – des accusations motivées, selon lui, par la volonté des démocrates de porter atteinte à sa victoire.

Pour The Guardian, la messe est dite. Quel que soit le rôle qu’ait joué le Kremlin dans cette affaire, l’élection Donald Trump à la présidentielle américaine, tout comme le Brexit ou la chute annoncée d’Alep, et la consécration de la politique «post-vérité», constituent une série de victoires pour Vladimir Poutine – qui aurait mérité davantage que le président-élu des Etats-Unis d’être désigné personnalité de l’année par le magazine Time -un titre qu’il a déjà emporté en 2007. Il est cependant difficile de mesurer très précisément l’influence du président russe sur le cours des événements de l’année qui s’achève. D’après l’ancien ambassadeur américain à Moscou Michael McFaul, les Occidentaux devraient tout particulièrement s’alarmer du rôle joué par les médias officiels russes, et notamment par la télévision publique Russia Today et l’agence de presse Sputnik News, dont les collaborateurs devraient être considérés comme des «agents de l’étranger» selon lui. Une mise en cause balayée ce matin par le site de Russia Today, qui explique que la proposition constitue une atteinte au Premier Amendement de la Constitution américaine sur la liberté d’expression, citant au passage un ancien diplomate britannique Craig Murray, pour qui la proposition de McFaul constitue «une tentative honteuse de faire taire les voix dissidentes». Aux Etats-Unis, toujours, une autre déclaration de Donald Trump suscite elle aussi la controverse, sa menace de ne plus reconnaître une «Chine unique».

Cette nouvelle déclaration, qui date également d’hier, intervient quelques jours après la conversation téléphonique entre le président-élu et la dirigeante de Taïwan, qui avait provoqué à la fois l’indignation de Pékin…et la satisfaction de Taipei, où The South China Morning Post livre l’intégralité des propos de Donald Trump: «Je ne sais pas pourquoi nous devons être liés à la politique de la “Chine unique”, à moins que nous ne passions un accord avec la Chine pour obtenir d’autres choses, y compris sur le commerce». «Il faut empêcher l’immature Donald Trump de se laisser influencer par les forces conservatrices», prévient un spécialiste des affaires étrangères chinois cité par The Global Times, qui poursuit: «En tant qu’homme d’affaires, il est normal de parler affaires. Mais Donald Trump n’a pas pris conscience que Taiwan n’est pas une question d’affaires aux yeux de la Chine. La question de Taïwan n’est pas négociable».

Le nouveau président américain saura-t-il quitter le costume d’homme d’affaires pour endosser celui de chef d’Etat? Question, également, du côté de la presse française, qui fait part de sa préoccupation face au possible conflit d’intérêts entre la fonction de PDG de la Trump Organization et celle de président des Etats-Unis. «L’immense empire immobilier et financier du futur patron des Etats-Unis pourrait peser lourd sur la diplomatie américaine», s’inquiète Libération, qui évoque un «mélange des genres» visible jusque dans l’équipe qu’a commencé à constituer Donald Trump: «un climatosceptique connu pour ses liens avec le lobby de l’énergie à l’Agence de l’environnement, un ancien de la malbouffe et promoteur des bas salaires comme secrétaire d’Etat au Travail, un ex de Goldman Sachs au Trésor, un anti-avortement à la Santé, un banquier spécialiste des faillites au Commerce et même le patron d’ExxonMobil au poste convoité de secrétaire d’Etat en raison de ses liens avec la Russie» - et jusqu’à l’annonce faite par Donald Trump qu’il continuera à produire son émission de télé-réalité, présentée désormais par Arnold Schwarzenegger.

Dans une longue enquête, Le Figaro revient sur l’étendue de «l’empire» du président-élu, qui doit dire jeudi comment il entend séparer ses intérêts de ceux de la Maison-Blanche. Donald Trump, rappelle le journal, est le président le plus riche jamais porté au pouvoir par les Américains, que n’a pas effrayés, semble-t-il, l’étendue de son conglomérat – 515 sociétés au total, dont 378 enregistrées dans le Delaware, considéré comme un paradis fiscal aux Etats-Unis.

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