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Le Congrès ouvre une enquête sur les interférences russes dans les élections américaines

Selon un rapport de la CIA, la Russie se serait immiscée dans le processus électoral américain pour aider Donald Trump à gagner.
Selon un rapport de la CIA, la Russie se serait immiscée dans le processus électoral américain pour aider Donald Trump à gagner. Don Emmert, AFP

Le Congrès américain, à majorité républicaine, va enquêter sur les possibles cyberattaques et les interférences russes dans l'élection américaine. Donald Trump, successeur de Barack Obama, rejette toujours ces allégations.

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Les chefs du Congrès américain ont annoncé lundi 12 décembre le lancement prochain d'une enquête parlementaire sur les interférences russes dans l'élection américaine.

Les très influents républicains John McCain et Lindsey Graham, ennemis de Moscou, ainsi que les démocrates Chuck Schumer, numéro un du groupe, et Jack Reed ont lancé ce week-end un appel retentissant à mener une grande enquête parlementaire pour établir comment et surtout pourquoi la Russie serait intervenue dans l'élection.

Leur appel a été entériné, mais avec un important bémol. Ils ont enterré l'idée d'une commission d'enquête spéciale, ce qui aurait donné plus de poids aux travaux. "Les Russes ne sont pas nos amis", a déclaré le chef de la majorité du Sénat, Mitch McConnell, lors d'une conférence de presse.

"Toute intervention étrangère dans nos élections est entièrement inacceptable. Et toute intervention de la Russie est particulièrement problématique car, sous le président Poutine, la Russie a été un agresseur, constamment en train de saper les intérêts américains", a renchéri Paul Ryan, président de la Chambre des représentants.

"Il est très difficile de déterminer qui a piraté"

La CIA a conclu dans un rapport secret révélé vendredi par le Washington Post que la Russie était intervenue par ses cyberattaques dans la campagne électorale dans le but précis d'aider Donald Trump à être élu, et non dans le but plus général de troubler le bon déroulement de l'élection.

Mais le successeur de Barack Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, rejette cette conclusion, jetant l'opprobre sur un service de renseignement à la réputation entachée par ses rapports erronés après le 11 septembre 2001 sur les liens entre Saddam Hussein et Al-Qaïda.

"À moins que vous ne preniez les hackers en flagrant délit, il est très difficile de déterminer qui a piraté. Pourquoi cela n'a-t-il pas été publié avant l'élection ?", a-t-il écrit de nouveau lundi sur Twitter.

En octobre, les services de renseignement américains ont collectivement accusé la Russie d'avoir piraté des partis politiques afin d'interférer dans le processus électoral. Des messages internes au parti démocrate ont été dérobés puis diffusés en juillet, conduisant à la démission de la présidente du parti. Dans les dernières semaines avant l'élection, des milliers de messages du président de l'équipe de campagne d'Hillary Clinton ont été publiés par Wikileaks, jetant une lumière crue sur les délibérations internes.

De son côté, la Maison Blanche a annoncé lundi soutenir l'ouverture d'une enquête. Le porte-parole Josh Earnest a taclé au passage Donald Trump pour ses propos : "Il n'y a pas besoin d'habilitation au secret défense pour comprendre à qui les cyberactivités de la Russie ont profité".

Le président Barack Obama a lui-même demandé la semaine dernière aux différentes agences de renseignement de se pencher sur les attaques informatiques et d'éventuelles interventions étrangères et de lui adresser un rapport avant son départ de la Maison Blanche, le 20 janvier.

Avec AFP et Reuters

 

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