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Reçu à l'Académie française, Andreï Makine plaide en faveur d’une Russie "humiliée"

L'auteur d'origine russe Andreï Makine pose dans la bibliothèque de l'Académie avant sa réception, le 15 décembre 2016.
L'auteur d'origine russe Andreï Makine pose dans la bibliothèque de l'Académie avant sa réception, le 15 décembre 2016. Patrick Kovarik, AFP

L’écrivain d’origine russe Andreï Makine a été reçu, jeudi, à l’Académie française. La réception du nouvel "Immortel" a pris des airs de plaidoyer en faveur de la Russie.

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Andreï Makine, écrivain français d’origine russe, a fait son entrée, jeudi 15 décembre, à l’Académie française. Cette journée coïncidait avec une réunion du Conseil européen à Bruxelles au cours duquel devait être abordée la question des sanctions européennes contre la Russie.

La réception du plus russe des écrivains français a été marquée par un plaidoyer en faveur d’un pays qui serait toujours présenté sous un aspect négatif. Andreï Makine a prononcé un discours durant lequel il a plaidé en faveur de "l'entente franco-russe" en retraçant les liens historiques, littéraires et spirituels entre les deux nations.

À rebours de la position officielle de la France qui dénonce depuis deux ans l'annexion de la Crimée et les atteintes de Moscou à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, il a évoqué l’"horrible tragédie ukrainienne" en condamnant "la guerre fratricide orchestrée (à Kiev) par les stratèges criminels de l'Otan et leurs inconscients supplétifs européens".

"Stratégie du chaos au Moyen-Orient"

Dans son discours, Andreï Makine a également regretté que "les grandes puissances" occidentales "jouent avec le feu, en livrant des armes aux intégristes, en les poussant dans la stratégie du chaos, au Moyen-Orient".

"Qui aurait, aujourd'hui, l'impudence de contester le martyre de tant de peuples, musulmans ou non, sacrifiés sur l'autel du nouvel ordre mondial globalitaire ?", a demandé celui qui succède à l'Académie à l'écrivaine algérienne Assia Djebar, morte en février 2015.

Interrogé par l'AFP à l'issue de la cérémonie sous la Coupole, Andreï Makine, vêtu de son habit vert dessiné par Giorgio Armani et épée à la main, a jugé "ridicules" les accusations contre la Russie à propos d'Alep : "Voilà une ville bombardée pendant quatre ans, les Russes arrivent et ce sont eux les responsables ! C'est ridicule".

>> À lire : Hollande dénonce "l'obstruction systématique de la Russie", après le veto à l'ONU

À propos des sanctions européennes contre la Russie, l'académicien, salué par une haie d'honneur de 15 gardes républicains, a estimé qu'en agissant ainsi "l'Europe se punit elle-même par bêtise".

Avec l'entrée d'Andreï Makine à l'Académie française, l'institution créée par le cardinal de Richelieu en 1635 compte désormais 37 membres. Trois sièges restent à pourvoir.

Avec AFP
 

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