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RD Congo : Kinshasa ordonne de bloquer l'accès aux réseaux sociaux

Le mandat de Joseph Kabila, président de RD Congo, s'achève le 20 décembre, mais il compte se maintenir au pouvoir.
Le mandat de Joseph Kabila, président de RD Congo, s'achève le 20 décembre, mais il compte se maintenir au pouvoir. archives AFP

Les autorités de la République démocratique du Congo ont, jeudi, demandé une coupure des réseaux sociaux à partir du 18 décembre, soit moins de 48 heures avant la fin du mandat de Joseph Kabila qui, selon la Constitution, ne peut se représenter.

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Les autorités de Kinshasa ont ordonné, jeudi 15 décembre, un filtrage ou une coupure des réseaux sociaux en République démocratique du Congo à partir de dimanche, moins de 48 heures avant la fin du mandat du président Joseph Kabila.

Trois fournisseurs d'accès ont indiqué à l'AFP avoir reçu une notification formelle de l'Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPTC) les enjoignant de restreindre l'accès aux réseaux sociaux "à dater du 18 décembre 2016 à partir de 23h59".

La lettre de l'ARPTC transmise à l'AFP par un des opérateurs demande, sans plus d'explication, le "blocage momentané de tous les échanges d'images, des vidéos et de la voix via réseaux" et cite une liste "non exhaustive" de ces réseaux parmi lesquels les plus célèbres : Facebook, WhatsApp, Twitter, Skype, Google+...

"Dans la mesure où le blocage partiel ne sera pas possible, il vous est demandé dès lors de bloquer tout accès intégral aux dits réseaux sociaux", ajoute la note.

Amnesty International a dénoncé une "tentative flagrante de maintenir les Congolais dans l'obscurité à un moment critique". Cette décision "doit être cassée immédiatement", écrit l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué. Selon quatre opérateurs, les fournisseurs d'accès à Internet s'étaient vu présenter oralement les demandes du gouvernement mardi lors d'une réunion avec l'ARPTC et avaient demandé une notification formelle, écrite, de cet ordre. Les autorités avaient alors invoqué des raisons de sûreté nationale. Il n'en est pas fait mention dans la lettre.

Néanmoins, "nous allons nous conformer à ce qui nous est demandé", a déclaré un dirigeant du secteur sous couvert d'anonymat, car "cela fait partie de nos obligations" légales et contractuelles.

Menaces de manifestations

Selon un autre dirigeant, les autorités avaient averti que la non application des restrictions demandées se traduirait par une révocation de la licence des opérateurs récalcitrants.

Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001. Son mandat s'achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter. La présidentielle n'ayant pas été tenue à temps, il compte se maintenir au pouvoir au-delà du 20 décembre en vertu d'un arrêt controversé de la Cour constitutionnelle.

>> À  lire : Joseph Kabila laisse planer le doute sur son avenir

Ses détracteurs, réunis autour de l'opposant historique Étienne Tshisekedi, menacent d'appeler à des manifestations dans tout le pays à partir du 19 décembre jusqu'à ce que le chef de l'État quitte le pouvoir.

Les réseaux sociaux sont le mode d'accès à Internet le plus répandu en RDC, pays parmi les moins développés de la planète, en raison de leur facilité d'emploi à partir d'un téléphone, et de leur coût relativement bas pour une population largement miséreuse.

Avec AFP

 

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