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Dans la presse

"Alep, autopsie d'un échec"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, jeudi 15 décembre, l’autopsie de l’échec collectif qui a conduit à la tragédie d’Alep. Et la campagne pour la présidentielle en France.

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A la Une de la presse française, ce matin, la confusion et la panique à Alep, où les civils n’ont toujours pas été évacués, alors que les bombardements ont repris, et que l’ONU soupçonne des rebelles de bloquer les civils.
 
«Statut chaos», annonce 20 minutes, qui rapporte que des groupes rebelles ont annoncé, hier soir, un nouvel accord permettant l'évacuation des blessés et des civils des quartiers qu'ils contrôlent encore, mais que cette information a été aussitôt démentie par des sources proches du régime. La bataille d’Alep est en train de connaître son épilogue, actant «le succès de la Russie, maître du jeu en Syrie, et de l’Iran», d’après la Croix, qui tente, comme l’ensemble de la presse française ce matin, de faire «l’autopsie» de «l’échec» d’Alep. Exprimant son «douloureux sentiment d’impuissance», le journal évoque «les vains et pathétiques appels de la communauté internationale», et «un système onusien inopérant »: «le seul vainqueur, prévient la Croix, est la barbarie, sous toutes ses formes, y compris celle que l’on prétend combattre. La guerre ne finira pas avec l’écrasement d’Alep». «Pourquoi a-t-on laissé faire?», demande Libération, qui a choisi la même photo de ce père qui fuit les combats avec son enfant. «Belle réussite!, écrit Libé. Vingt ans de dénigrement acharné du «droit-de-l’hommisme» ont fini par payer. A force de tourner en ridicule les efforts humanitaires, de rejeter toute forme d’intervention, à force de portraiturer en idéalistes bêlants ceux qui veulent atténuer la souffrance des civils, à force de donner des leçons de realpolitik de comptoir à ceux qui défendent le simple droit des gens, les faux stratèges du vrai cynisme ont obtenu ce qu’ils voulaient: les hommes, les femmes, les enfants d’Alep peuvent crever, on ne lèvera pas un petit doigt pour leur venir en aide».
 
Pour le Figaro, Barack Obama porte sa part de responsabilité. Le journal parle d’une  «tache noire» sur son bilan de politique étrangère, d’«un déshonneur qui restera dans l’histoire». «Barack Obama, prédit le Figaro, portera sans doute comme une pierre l’agonie d’Alep et la destruction de la Syrie», résultats d’une politique «faite d’hésitations et d’erreurs de calcul», même si «l’indécision syrienne d’Obama trouve son origine dans des raisons aussi nombreuses que bonnes». Le journal relève toutefois que le président Obama «n’est pas le seul responsable des enchaînements qui ont mené au carnage d’Alep», l’Europe, les organisations internationales, et les pays du Golfe (ayant) eux aussi contribué à «la faillite collective». Au rang des accusés, l’Humanité place en premier lieu «l’hypocrisie des faiseurs de guerre», «les grands pays occidentaux qui (auraient fait le choix) du conflit à outrance» - et notamment la France, qui aurait «torpillé» les chances de sortir de ce «bourbier sanglant» en pratiquant une «diplomatie des décombres», couvrant «ses choix guerriers du vernis des droits de l’homme». L’Opinion évoque quant à lui la responsabilité des insurgés d’Alep, expliquant que la chute des quartiers rebelles montre que «les révolutionnaires échouent lorsqu’ils évaluent mal les rapports de force, internationaux mais aussi au sein de leur société». «Rien ni personne» n’est parvenu à faire dévier Vladimir Poutine dans son soutien sanglant à Assad, constate le Parisien, qui estime que le président russe est parvenu à faire imposer «sa loi».
 
En France, le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, est présenté comme étant favorable au dialogue avec le président russe. L’Obs relève que l’ancien Premier ministre, qui «n’aurait jamais caché sa proximité» avec le patron du Kremlin, n’a pas dit un mot de la situation dramatique à Alep, depuis 48 heures. Lors de sa dernière intervention sur le sujet, le 27 octobre dernier, François Fillon, interrogé sur «les crimes de guerre commis à Alep», répondait: «Attention au vocabulaire, il ne faut pas utiliser des mots comme ça, sans pouvoir vérifier. Je ne sais pas, je ne suis pas sur place». D’une manière générale, aussi bien à gauche qu’à droite, les candidats à la présidentielle sont peu nombreux à avoir réagi à tragédie d’Alep, selon le Monde, qui note «la relative indifférence des candidats à la présidentielle 2017». Le manque de temps, peut-être? pour  les candidats à la primaire de la gauche, qui ont jusqu’à ce soir, 18 heures heure de Paris, pour déposer leur dossier de candidature et s’acquitter d’éventuels impayés auprès de leur parti. Toujours selon le site du Monde, Arnaud Montebourg dément «formellement» devoir 80 000 euros au parti socialiste, à qui il à qui il n’aurait pas versé les cotisations dues quand il était député entre 2007 et 2012, d’après l’Opinion et le Huffington Post. Son rival Vincent Peillon, épinglé, lui, par le Canard enchainé, assure avoir réglé une ardoise de quelque 20 000  euros.
 
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