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Création d’un comité de suivi des victimes de terrorisme, une "grande première"

Des Parisiens se recueillent à côté du Carillon, l'un des bars parisiens attaqués le soir du 13 novembre par un commando terroriste.
Des Parisiens se recueillent à côté du Carillon, l'un des bars parisiens attaqués le soir du 13 novembre par un commando terroriste. AFP

Les pouvoirs publics se sont engagés vendredi à prendre le dossiers d'aide aux victimes du terrorisme à bras-le-corps. France 24 a suivi la mise en place du comité local à Paris, en présence de la secrétaire d'État d'aide aux victimes.

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C’est un comité "sur-mesure", vante Juliette Méadel, la secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée de l’Aide aux victimes. Vendredi 16 décembre 2016, la secrétaire d'État a présenté le "comité local de suivi des victimes (CLSV) d’actes de terrorismes de Paris" créé par la préfecture de Paris et d'Île-de-France en coordination avec de nombreux pouvoirs publics (Mairie de Paris, Procureur de la République, Préfet de police) et des associations. Leur but : suivre les dossiers "difficiles" des victimes de terrorisme. En clair, le CLSV a été créé pour centraliser tous les problèmes d’ordre médical, judiciaire, administratif ou financier rencontrés par les victimes.

"Accompagnement psychologique, certificats médicaux, accompagnement dans le retour à l'emploi, procédure judiciaire", il permettra d’apporter des réponses plus rapidement à tous ceux qui en ont besoin, a aussi expliqué la secrétaire d’État. "Nous sommes aux côté des victimes pour leur éviter des démarches administratives trop lourdes".

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La ministre a inauguré ce comité en présence de Jean-François Carenco, préfet de la région Île-de-France et de Paris, de Jean-Michel Hayat, président du tribunal de grande instance de Paris, de François Molins, procureur de la République de Paris, de Colombe Brossel, une représentante de la mairie de Paris, des associations de victimes (Fenvac, AFVT, 13-Novembre Fraternité et Liberté, Life for Paris), de représentants de la Caisse d'allocations familiales ou encore du Fonds de garantie des victimes du terrorisme.

"Ne pas ajouter de la douleur à la douleur"

"C'est la première fois qu'on met tous les acteurs du service public autour de la table à Paris et ça permet aux victimes d'avoir une entrée unique pour régler toutes les questions et tous les problèmes", a déclaré la secrétaire d'État. Le CLSV propose ainsi de "simplifier la vie" des victimes pour ne "pas ajouter de la douleur à la douleur". Idéalement, le comité se réunira tous les trois mois, mais cette fréquence s’adaptera en fonction du nombre de dossiers à traiter.

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Le CLSV de Paris, comme son nom l'indique, ne concerne que les habitants de la capitale et de sa région. La Ville a recensé 1 604 victimes au total depuis les attentats de Charlie Hebdo, de l’Hyper Cacher et du 13-Novembre : des victimes directes – blessées physiquement ou psychologiquement – et des victimes indirectes (proches de personnes décédées).

Dix comités locaux ont déjà été installés partout en France, depuis leur création par un décret du 3 août, peu après l'attentat de Nice le 14 juillet.

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