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Le Liban se dote d'un nouveau gouvernement dirigé par Saad Hariri

Saad Hariri, nommé Premier ministre du Liban le 3 novembre 2016 par le nouveau président Michel Aoun.
Saad Hariri, nommé Premier ministre du Liban le 3 novembre 2016 par le nouveau président Michel Aoun. AFP, Archive

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a formé, dimanche, un gouvernement, composé de plusieurs partis politiques, sauf des phalangistes. Des portefeuilles ont également été créés, dont un consacré aux femmes, et un autre aux réfugiés.

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Le Liban s'est doté dimanche 18 décembre d'un nouveau gouvernement, qui réunit tout l'éventail politique, à l'exception du parti phalangiste, celui-ci ayant refusé le portefeuille qui lui était proposé.

"C'est un gouvernement d'entente", a affirmé Saad Hariri, le chef du gouvernement. Constitué six semaines après l'élection du président Michel Aoun, il compte trente membres et cinq nouveaux ministères. Une seule femme fait partie du cabinet, la secrétaire d'État pour les Affaires administratives.

La plupart des postes importants restant inchangés. Gebran Bassil reste ministre des Affaires étrangères, Ali Hassan Khalil aux Finances et Nouhad Machnouk à l'Intérieur. Le portefeuille de la Défense a été attribué à Yacoub al-Sarraf et celui de l'Énergie et des mines à César Abou Khalil.

Un secrétariat d’État consacré aux femmes

Parmi les nouveaux portefeuilles figurent celui de la Lutte contre la corruption, fléau qui gangrène la vie politique libanaise, et pour la première fois un secrétariat d'État pour la Femme et un autre pour les droits de l'Homme.

Âgé de 46 ans, violemment hostile au régime syrien, Saad Hariri revient au pouvoir après une éclipse de cinq ans. Son gouvernement comptera deux ministres du parti chiite du Hezbollah, dont plusieurs membres sont accusés, devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), d'avoir planifié l'assassinat de son père Rafic Hariri en 2005.

Création d'un secrétariat d'État pour les réfugiés

Le gouvernement aura "à la tête de ses priorités de préserver la sécurité face aux incendies qui ravagent notre région", a expliqué Saad Hariri à la presse, soulignant que le gouvernement agirait pour "préserver notre pays des conséquences négatives de la crise syrienne".

La crise syrienne, qui a débuté en mars 2011 et qui a fait plus de 310 000 morts, divise profondément le pays entre les partisans du régime de Bachar al-Assad et ceux qui soutiennent la rébellion.

Il a également annoncé la création d'un secrétariat d'État pour les réfugiés, qui sont plus d'un million venus de Syrie, et appelé la communauté internationale "à prendre ses responsabilités pour aider notre pays à porter le fardeau".

"Le gouvernement, a-t-il ajouté, va aussi travailler à la préparation d'une nouvelle loi électorale en vue des élections législatives de 2017", sujet épineux qui divise les partis et les communautés religieuses, dans un pays où la politique est basée sur la parité entre chrétiens et musulmans.

Avec AFP et Reuters

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