Accéder au contenu principal

Alep : des centaines de personnes exfiltrées malgré l'arrêt officiel des évacuations

Des Syriens évacués des quartiers rebelles d'Alep le 16 décembre 2016.
Des Syriens évacués des quartiers rebelles d'Alep le 16 décembre 2016. AFP

Des évacuations ont lieu ce lundi à Alep malgré l'arrêt officiel des opérations. Un vote doit intervenir dans la journée au Conseil de sécurité l'ONU, où un compromis a été trouvé pour superviser ces évacuations.

Publicité

La situation des civils d'Alep-Est continue de préoccuper la communauté internationale. Au moins 350 personnes ont pu quitter la ville entre dimanche et lundi, même si l'évacuation des civils est officiellement suspendue.

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU sont parvenus à un compromis au sujet de la résolution présentée par la France pour superviser ces évacuations. On devrait a priori éviter un veto russe lors du vote qui aura lieu lundi 19 décembre.

Selon l'OSDH, les bus ne devaient quitter les quartiers rebelles d'Alep que lorsque les habitants de Foua et Kefraya seraient sortis de leurs localités.

Mais les évacuations qui devaient avoir lieu ont toutes été reportées jusqu'à nouvel ordre, a indiqué l'OSDH et une source rebelle, à cause d'un grave incident impliquant des hommes armés aux abords de Foua et Kefraya. Le correspondant de l'AFP a vu une vingtaine d'hommes armés s'attaquer à des bus qui se dirigeaient vers ces villages en vue de l'évacuation.

Attaque des bus chargés d'évacuer deux localités chiites

Les hommes en armes ont fait descendre les chauffeurs et ont mitraillé les véhicules mettant le feu à une vingtaine de bus selon l'AFP. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) indiquait le chiffre de cinq autocars attaqués. L'incident s'est produit après que cinq bus du convoi sont entrés dans les deux localités.

"L'opération [ d'évacuation] a été reportée en raison de l'absence de garanties concernant la sécurité des évacués des deux villages de Foua et Kafraya", a annoncé le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane, précisant que la suspension était due à l'attaque des bus.

Une confusion régnait quant à l'identité des assaillants, l'OSDH invoquant des divergences entre le groupe jihadiste Fateh al-Cham (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) et l'influent groupe rebelle Ahrar al-Cham sur cette opération d’extraction des civils. Mais pour des responsables rebelles, c'est une foule en colère, encadrée peut-être d'éléments pro-gouvernementaux, qui en est responsable.

L’attente se poursuit à Alep-Est

En vertu de l'accord, des dizaines de bus étaient simultanément entrés à Alep-Est, dimanche, en vue de l'évacuation de civils, des insurgés et de leur famille, "sous la supervision du Croissant-Rouge et du Comité international de la Croix-Rouge", d'après les médias officiels.

Le correspondant de l'AFP dans le secteur rebelle d'Alep a vu toute la journée des milliers de personnes agglutinées dans le quartier d'Al-Amiriyah, d'où étaient partis jeudi des convois avant que l'opération ne soit suspendue par le régime le lendemain.

Selon la télévision d'État syrienne, 100 bus étaient chargés de faire sortir les civils et les insurgés d'Alep. En début de soirée, après des heures d'attente, plus de 30 bus étaient pleins à craquer, certaines personnes debout faute de place, mais les véhicules n'ont pas quitté la ville, a rapporté le journaliste de l'AFP.

 

Avec AFP et Reuters

 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.