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Dans la presse

"Bye bye Kabila"

France 24
6 mn

Au menu de cette revue de presse française, lundi 19 décembre, la désignation, aujourd’hui, de Donald Trump par les grands électeurs, le refus de Joseph Kabila de quitter le pouvoir, le risque de génocide au Soudan du sud. Un peu de campagne pour la présidentielle française. Et des idées de cachette pour les cadeaux de noël.

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A la Une de la presse françaisee, ce matin, la désignation, aujourd’hui, par le collège des grands électeurs américains de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.
 
L’affaire devrait être une simple formalité - «sauf si…», imagine Libération, qui se demande si ces grands électeurs pourraient décider de sortir du rang, et suivre les appels à la révolte d’une partie de l’opinion. «C’est la dernière chance de virer Trump», annonce Libé  - qui juge toutefois son propre scénario «très peu probable », et estime que c’est surtout «le débat sur la représentativité du système électoral» américain (qui se trouve) posé – car ce système a finalement offert la victoire à Donald Trump, pourtant distancé de près de deux millions de voix par Hillary Clinton. Le débat est peut-être lancé, mais il a peu de chances d’aboutir. Donald Trump, lui, a déjà désigné les personnalités très contrastées qui vont former son gouvernement – ce qui crée de «l’incertitude sur les politiques qu’il suivra», selon la Croix, qui évoque un «assemblage hétéroclite» de «nationalistes-populistes», de «guerriers religieux», de «traditionalistes», et d’«internationalistes pragmatiques» - une cohabitation qui entretient un «manque de visibilité problématique pour une puissance moyenne comme la France», dont «l’autonomie de décision» serait en jeu. La Croix estime que la «maîtrise de son destin réside sans doute (à présent) dans un partenariat plus étroit entre Européens, et avec un voisin, l’Allemagne».
 
La Croix revient aussi sur l’inquiétude des Congolais, alors que le mandat du président Joseph Kabila s’achève aujourd’hui. Le président de la République démocratique du Congo, au pouvoir depuis 2001, refuse de se retirer du pouvoir, au risque de provoquer l’entrée de son pays dans «une période de haute turbulence». «Aucune date n’a encore été fixée pour la prochaine présidentielle et Joseph Kabila ne compte pas céder le pouvoir le temps que celle-ci soit organisée», annonce la Croix, qui explique que la Constitution ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat. «Le risque d’affrontement entre le régime et l’opposition est majeur», prédit un diplomate cité par le journal, qui rappelle que près de 90% des Congolais vivent sous le seuil de pauvreté, alors que le pays possède un sous-sol d’une rare richesse, et que le dernier scandale qui touche le président congolais, les révélations sur l’enrichissement de sa famille, établissent que sa femme, «ses deux enfants et huit de ses frères et sœurs contrôlent plus de 120 permis d’extraction d’or, de diamants, de cuivre, de cobalt, et d’autres minerais». «Kabila gagne du temps, la rue serre les rangs», écrit Libération, qui parle de ce lundi comme d’une «date historique» pour tout le pays. «Tout le monde sait, à Kinshasa, où les gardes présidentiels à béret rouge patrouillent déjà, qu’à partir d’aujourd’hui, des manifestants soutenus par le principal parti d’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social, tenteront d’avancer depuis les quartiers de la Cité vers la Ville. On ne sait ni leur nombre ni leur force, mais le «19», ce 19 décembre, est sur toutes les lèvres», annonce Libé. Nom de code de cette campagne: «Bye Bye Kabila».
 
L’Humanité, de son côté, fait part de son inquiétude face aux massacres commis au Soudan du sud. Le plus jeune pays de la planète, indépendant depuis 2011, entre dans sa quatrième année de guerre civile - un conflit fait planer « le spectre » du génocide rwandais », selon l’Huma, qui livre ces chiffres: 3 millions de déplacés, presque 5 millions de personnes malnutries ou sous-alimentées, 1 million de réfugiés revenus au nord et dans les pays limitrophes, une centaine de milliers de morts, et, donc, les prémices d’un génocide. L’affrontement politique qui oppose le président sud-soudanais Salva Kiir à l’ancien vice-président Riek Machar serait en passe de se transformer en un affrontement ethnique, entre les Dinka, l’ethnie du président, aux Nuer, dont est issu son opposant, dans un contexte où les conflits d’intérêt liés à la manne pétrolière seraient au moins «autant de facteurs de désunion».
 
Un mot, à présent, de la campagne pour la présidentielle, en France. Le Figaro rapporte que le PS a retenu sept candidats dont quatre socialistes pour la primaire du 22 janvier prochain, des candidats «fébriles», selon le journal, qui raconte comment la «promesse» d’une défaite de la gauche en mai prochain jette la «confusion» sur l’objectif réel de cette primaire, qui aurait pris «des allures de congrès socialiste avant l’heure». La gauche et le centre qui auraient choisi de cibler, en priorité, le favori des sondages, François Fillon, selon les Echos, qui reviennent sur le «prochain dossier chaud» du candidat des Républicains – la suppression de 500 000 emplois publics – un projet qui impliquerait des difficultés «considérables».
 
A la croisée des rubriques justice et politique, Libération rappelle que la décision de la Cour de justice de la République sur la responsabilité de Christine Lagarde dans l’affaire de l’arbitrage privé dont a bénéficié Bernard Tapie, est attendue aujourd’hui. Une affaire qui devrait faire «pschitt», selon Libé, puisque le procureur a requis un non-lieu en faveur de la directrice du FMI. Une réquisition à l’image du «procès bancal de la fausse naïve Christine Lagarde», regrette le journal, qui cite notamment «l’absence, à ce procès, des autres protagonistes de cette affaire», qui seront, eux, jugés plus tard.
 
On termine avec les conseils pratiques du Parisien pour Noël, avec une de ces infographies inspirées comme le journal les aime. Où cacher ses cadeaux de noël, pour éviter que des yeux innocents ne tombent dessus. Mes cachettes préférées: dans la glacière du camping, ou dans un sac de couchage, dans la cave, ou encore, sous la baignoire, derrière la trappe – diabolique.
 
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