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"Assassin’s Creed" : on a emmené un joueur accro et un néophyte voir le film

Michael Fassbender, héros du film "Assassin's Creed" adapté du jeu vidéo, au cinéma le 21 décembre 2016.
Michael Fassbender, héros du film "Assassin's Creed" adapté du jeu vidéo, au cinéma le 21 décembre 2016. Twentieth Century Fox

Lorsque l’adaptation d’un jeu vidéo arrive au cinéma, les gamers attendent au tournant. Alors Mashable FR a emmené un néophyte et un addict voir le film "Assassin’s Creed" avec Michael Fassbender et Marion Cotillard. Voici leurs avis.

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ATTENTION SPOILERS

"Resident Evil", "Final Fantasy", "Super Mario"… Nombreux sont les réalisateurs à avoir tenté d’adapter un jeu vidéo au cinéma. Et nombreux sont ceux qui se sont cassés les dents, s’attirant les foudres des gamers.

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Alors forcément lorsqu’on a appris que Justin Kurzel réalisait une adapation de "Assassin’s Creed" sur grand écran avec Michael Fassbender et Marion Cotillard, en salles le 21 décembre, on a eu envie de juger le film, mais aussi d’avoir l’avis d’un gamer habitué et attaché à cet univers. Et on a bien fait. Car si l’on devait résumer en une phrase nos ressentis, ce serait celle-ci : plus tu joues à "Assassin’s Creed", plus tu aimeras le film.

Dans ce film, Callum Lynch, interprété par Michael Fassbender, revit les aventures de son ancêtre Aguilar, membre de la société secrète des Assassins pendant l'Inquisition espagnole. Il passe du monde présent au passé grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire générique, mise au point par Sofia, une scientifique qui prend les traits de Marion Cotillard.

L’avis du gamer :

C’est toujours sur la chorégraphie des bastons qu’on peut juger si une adaptation de jeu vidéo est réussie, et là c’est le cas. Dans les gestes, les déplacements, les scènes de bataille : tout est pareil. Le gameplay est vraiment bien ficelé et respecte le rythme du jeu, même si Fassbender remplit en gros trois missions dans le film quand on en aurait rempli une vingtaine dans le jeu.

Clairement, j’avais l’impression d’être dans une partie et j’avais envie de prendre les manettes pour diriger Michael Fassbender. Le saut de la foi – sur lequel ils étaient attendus au tournant –, l’aigle, la pomme d’Eden, le mentor… Tout y est. Ils ont vraiment réussi à garder l’essence du jeu. Et la vraie bonne idée, c’est d’avoir rendu dynamique l’animus (la "machine" qui permet de basculer du présent au passé, NDLR), c’est beaucoup mieux que dans le jeu où il pose juste ses fesses dans un fauteuil. À tel point que j'ai entendu Michael Fassbender dire qu'Ubisoft "pourrait même utiliser cette représentation de l'aninmus dans les prochains jeux".

Par contre, le réalisateur Justin Kurzel a inversé la logique de la timeline des jeux en privilégiant l’histoire contemporaine par rapporte à celle historique. L’époque ancienne ne devient qu’un prétexte dans le film, et cela m’a déçu. Sans oublier la vraie grande déception du long métrage : l’absence de boss final, pourtant un élément essentiel de chaque jeu vidéo.

L’avis de la néophyte :

Qu’on se le dise, à part des parties de "Tomb Raider" avec mon frère sur le PC familial en 1996 et quelques PES et Fifa chez des potes, je suis loin, mais alors très loin d’être une gameuse. Pourtant lorsque Marion Cotillard a avoué qu’elle avait endossé son rôle sans même connaître le jeu (oui, moi aussi j’ai trouvé cet aveu un peu bizarre), je me suis dit qu’il n’y avait pas de raison que ce film, à l’univers totalement inconnu pour moi, ne me plaise pas comme tout bon blockbuster.

Clairement l'histoire est bien plantée, le scénario est top, les images sont belles et les scènes de poursuite et de baston nous tiennent en haleine. La plongée en pleine Inquisition espagnole à la fin du XVe siècle est assez excitante et visuellement convaincante. Alors comme notre ami gamer plus haut, j’aurais d'ailleurs aimé que les personnages du film y passent beaucoup plus de temps.

Par contre, et même si Michael Fassbender assure avoir voulu "rendre l’univers le plus simple possible" pour les néophytes, j’ai un peu été paumée à certains moments. Plusieurs fois, j’ai bien senti que j’aurais dû capter une référence, un écho à quelque chose, sauf que… je n’avais pas ces références. Le principal exemple est quand même ce fameux saut de la foi, que je savais important, mais dont je n’ai toujours pas compris l’utilité à la fin des 1 h 56 du film. Dommage.

– Avec David Beaux.

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