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Économie

Douze sous-marins pour 34 milliards d'euros : l'Australie et la France signent leur mégacontrat

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue australienne Marise Payne ont assisté à la signature du contrat de 34 milliards d'euros.
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue australienne Marise Payne ont assisté à la signature du contrat de 34 milliards d'euros. William West, AFP
5 mn

La France et l'Australie ont signé un accord qualifié d'"historique", mardi, en présence de Jean-Yves Le Drian, scellant un mégacontrat estimé à 34 milliards d'euros pour la livraison de 12 sous-marins d'attaque à la marine australienne.

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"Historique". C'est ainsi que l'Australie et la France ont qualifié le contrat de 34 milliards d'euros, signé mardi 20 décembre, pour la livraison de 12 sous-marins d'attaque à la marine australienne.

L'accord a été paraphé lors d'une cérémonie à Adélaïde, la ville portuaire du Sud, où seront construits ces sous-marins de dernière génération, en présence du Premier ministre australien Malcolm Turnbull et du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

"Cet accord historique consacre l'importance et la profondeur des relations de Défense entre la France et l'Australie et constitue une avancée majeure pour le programme des futurs sous-marins", a déclaré la ministre australienne de la Défense, Marise Payne.

Le constructeur naval DCNS, détenu à 62 % par l'État français, avait été choisi en avril pour la partie design, fabrication, maintenance et formation des personnels.

>> À lire : DCNS, le géant industriel français méconnu qui a remporté le “contrat du siècle”

Les 12 sous-marins Shortfin Barracuda commandés seront dérivés de la nouvelle génération de sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda (99 mètres de long, 4.650 tonnes en surface), dont le premier exemplaire sera livré en 2019 à la Marine française.

À la différence de leur "cousin" français, les Shortfin Barracuda australiens – dont le premier doit être mis à l'eau en 2030 – seront toutefois dotés d'une propulsion conventionnelle et équipés de systèmes de combat américains, fournis par Lockheed Martin.

Un transfert de savoir-faire, de connaissances et de technologies

"Je suis heureux de signer cet accord et remercie l'Australie pour avoir organisé cet événement historique", a déclaré Jean-Yves Le Drian. "Cet accord constitue un jalon important dans l'approfondissement de notre relation bilatérale, notamment dans les domaines de la coopération opérationnelle entre nos deux marines ou ceux dans les investissements dans l'innovation et la technologie", a-t-il estimé.

Cet accord va permettre à la France de transférer son savoir-faire, ses connaissances et des technologies de pointe à l'Australie afin d'atteindre et de soutenir une capacité sous-marine souveraine, a précisé le ministère français de la Défense dans un communiqué.

L'Australie avait annoncé en février une importante rallonge de son budget de Défense pour faire face aux enjeux géopolitiques en Asie-Pacifique. Canberra se montre notamment préoccupé par les visées territoriales de Pékin en mer de Chine méridionale.

Les premiers travaux sur la partie design des sous-marins viennent de commencer chez DCNS à Cherbourg, dans l'ouest de la France, où une cinquantaine d'Australiens seront basés.

Marise Payne, avait indiqué, lundi, que le contrat mobiliserait 2 800 emplois en Australie.

Jean-Yves Le Drian a également inauguré à Adelaïde un bâtiment de DCNS Australia où 250 à 300 ingénieurs superviseront à terme la construction des sous-marins. En France, le contrat, qui nécessitera quatre millions d'heures de travail pour DCNS et ses sous-traitants, devrait permettre de pérenniser 3 000 à 4 000 emplois.

Avec AFP
 

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