Accéder au contenu principal

Présidentielle gambienne : "Nul ne peut me priver de la victoire", prévient Jammeh

Yahya Jammeh à la télévision publique le 1er décembre. Il reconnaît alors sa défaite avant de se rétracter quelques jours plus tard.
Yahya Jammeh à la télévision publique le 1er décembre. Il reconnaît alors sa défaite avant de se rétracter quelques jours plus tard. AFP

Le président gambien, Yahya Jammeh, a annoncé qu’il ne céderait pas le pouvoir au terme de son mandat en janvier. Après avoir un temps reconnu sa défaite, il conteste la victoire de l’opposant, Adama Barrow, élu le 1er décembre.

PUBLICITÉ

"Nul ne peut me priver de la victoire, à l'exception d'Allah le Tout-Puissant." C’est en ces termes que le président Gambien, Yahya Jammeh, battu à l’élection présidentielle du 1er décembre, a annoncé son intention de s’accrocher au pouvoir lors d'une allocution, mardi 20 décembre, à la télévision publique.

À la tête du pays depuis 22 ans, Yahya Jammeh a affirmé qu’il ne partirait pas le 18 janvier, à l’issu de son mandat. Il a expliqué attendre une décision de la justice sur sa demande d'annuler le scutin. La Cour suprême doit examiner ce recours le 10 janvier. Après avoir reconnu dans un premier temps sa défaite face à l’opposant Adama Barrow, il avait finalement changé d'avis 8 jours plus tard et réclamé la tenue d'une nouvelle élection.

Le président gambien a également condamné la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui a annoncé ce week-end qu'elle prendrait toutes les mesures nécessaires pour que le résultat de la présidentielle soit respecté. Outre la Cédéao, d'autres pays et institutions, dont l'ONU, réclament un transfert pacifique du pouvoir en Gambie. Pour la France, les résultats de la présidentielle gambienne "sont incontestables", et Adama Barrow "doit être installé le plus vite possible", a déclaré François Hollande à l'issue d'un entretien avec son homologue sénégalais Macky Sall en visite d'État à Paris mardi 20 décembre.

L'option militaire, une "solution envisageable"

L’opposition gambienne a, elle, assuré qu’elle ne poursuivrait pas en justice Yahya Jammeh dans l'espoir de le voir quitter le pouvoir. "La coalition [de l'opposition, NDLR] et le président élu Adama Barrow n'ont jamais rien indiqué qui puisse être considéré comme une menace contre le président sortant, et c'est ce que la Cédéao voulait que la coalition clarifie, afin que les négociations pour un transfert pacifique du pouvoir puissent se poursuivre", a expliqué Halifa Sallah, porte-parole de cette coalition.

>> À lire : La justice gambienne ordonne la libération du chef de l'opposition

La Cédéao a par ailleurs dépêché le 13 décembre à Banjul, la capitale du pays, une mission de quatre chefs d'État, dont la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de l'organisation, et le Nigérian Muhammadu Buhari, afin de convaincre Yahya Jammeh de partir. Sans succès. En cas d'échec de la "diplomatie préventive", la Cédéao pourrait prendre "des décisions plus draconiennes", avait déclaré le président de la Commission de l'organisation, Marcel Alain de Souza sur les ondes de RFI, qualifiant l'option militaire de "solution envisageable".

Avec AFP

 

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.