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L’ONU vote la création d’un groupe de travail sur les crimes de guerre en Syrie

Des civils syriens dans la ville d'Alep, le 11 septembre 2016.
Des civils syriens dans la ville d'Alep, le 11 septembre 2016. Ameer Alhalbi, AFP

L’Assemblée générale des Nations unies a voté, mercredi, la mise en place d’un groupe de travail dédié à la documentation des crimes de guerre commis en Syrie en vue d’une éventuelle poursuite en justice des responsables de ces atrocités.

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L’ONU a montré sa volonté de ne pas abandonner la Syrie en approuvant, mercredi 21 décembre, la mise en place d’un groupe de travail chargé de préparer des dossiers sur les crimes de guerre commis dans ce pays dévasté par la guerre civile.

La résolution établissant sa création, proposée par le Liechtenstein, a été votée au sein de l’Assemblée générale par 105 votes contre 15, avec 52 abstentions.

Incapable de faire cesser ces atrocités, l’organisation internationale souhaite donc organiser la collecte de preuves et s'assurer que les dossiers soient "prêts à servir lorsqu'un tribunal ayant juridiction sur ces crimes pourra se saisir de ces affaires, ce qui n'est pas le cas pour le moment", a déclaré Christian Wenaweser, l’ambassadeur du Liechtenstein auprès des Nations unies,

Ce groupe travaillera en étroite collaboration avec une commission d'enquête des Nations unies mise en place dès 2011 et qui a déjà soumis plusieurs rapports détaillant les atrocités commises depuis le début d'un conflit ayant déjà fait plus de 310 000 morts.

La Syrie et ses alliés opposés à cette résolution

L'ambassadeur syrien aux Nations unies, Bachar Jaafari, a dénoncé cette initiative, la qualifiant "d'intromission flagrante dans les affaires internes d'un État membre de l'ONU".

La résolution était parrainée par 58 pays, dont les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie, ainsi que par les puissances régionales que sont la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar.

La Russie, la Chine et l'Iran se sont opposés à son adoption.

Des ONG ont aussi rassemblé des documents, listes de témoins et des vidéos qui pourraient un jour servir lors de procès contre les responsables.

La Russie, un allié clé du régime syrien de Bachar al-Assad, ainsi que  la Chine, ont bloqué en 2014 une demande du Conseil de sécurité qui voulait que la Cour pénale internationale entame une enquête sur des crimes de guerre en Syrie.

La résolution donne 20 jours au secrétaire général de l'ONU pour former un groupe de travail qui établira "un mécanisme international impartial et indépendant pour aider aux enquêtes et poursuites de ceux responsables des crimes les plus graves" en Syrie depuis mars 2011.

Des ONG ont aussi rassemblé des documents, listes de témoins et des vidéos qui pourraient un jour servir lors de procès contre les responsables.

Les organisations de défense des droits de l'Homme ont d'ailleurs applaudi ce vote.

"Les auteurs savent désormais que les preuves de leurs méfaits seront rassemblées pour qu'arrive plus rapidement le jour où ils se retrouveront dans le box des accusés", a déclaré Balkees Jarrah, de Human Rights Watch.

Avec AFP

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