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Les forces syriennes se déploient dans les ex-quartiers rebelles d'Alep

George Ourfalian, AFP

L'armée syrienne s'est déployée, vendredi, dans les ex-quartiers rebelles d'Alep dont elle a récemment repris le contrôle. Après 5 mois de siège, Vladimir Poutine estime qu'il s'agit d'une étape importante dans le règlement du conflit.

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Les forces gouvernementales syriennes se sont déployées, vendredi 23 décembre, dans les quartiers est de la deuxième ville de Syrie. La reprise totale d'Alep représente pour le régime une victoire sans précédent depuis le début du conflit en 2011.  Au lendemain de l'évacuation des derniers rebelles, les quartiers présentaient une vision apocalyptique avec leurs immeubles détruits et leurs rues défoncées.

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Après le départ jeudi 22 décembre des derniers convois d'insurgés et de civils, l'armée a annoncé "le retour de la sécurité à Alep". "L'objectif de faire tomber le régime a échoué", estime Hassan Nasrallah, le chef du puissant mouvement chiite libanais Hezbollah, réagissant à la prise d'Alep. Son organisation combat aux côtés du régime depuis presque le début du conflit.

La reprise d'Alep était un "pas très important" pour Poutine

La victoire que représente pour le régime la reprise d'Alep n'aurait pas pu avoir lieu sans l'engagement militaire de son allié indéfectible, la Russie. Le chef du Kremlin a d'ailleurs déclaré qu'il s'agissait d'un "pas très important" vers le règlement d'un conflit qui a fait plus de 310 000 morts depuis 2011.

Le président russe a appelé son homologue syrien, Bachar al-Assad, pour le féliciter de la "libération" d'Alep, tout en précisant que l'objectif était maintenant de parvenir à un "règlement pacifique du conflit, notamment en trouvant un accord général", selon le Kremlin.
De son côté, le président Assad a assuré, lors de cette conversation téléphonique, que "la victoire à Alep ouvrait la voie à un processus politique en Syrie".

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Les opérations d'évacuation, lancées le 15 décembre et supervisées par le Comité international de la Croix-rouge (CICR), ont permis la sortie de 35 000 personnes de la dernière poche rebelle d'Alep, selon le CICR. "Les familles ont lutté pendant des mois pour se protéger, trouver de la nourriture, des soins médicaux ou des abris", indique dans un communiqué sa représentante en Syrie, Marianne Gasser.

Un siège asphyxiant depuis le 17 juillet

Outre les bombardements, la population d'Alep-Est, estimée avant l'offensive des forces prorégime à 250 000 personnes, subissait un siège asphyxiant depuis le 17 juillet, souffrant d'une pénurie quasi totale de nourriture, de médicaments et de carburant. Parallèlement aux départs à Alep, 1 200 personnes ont également été évacuées des deux villages chiites prorégime de Foua et Kafraya, assiégés par les rebelles dans la province d'Idleb (nord-ouest), toujours selon le CICR.

Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations pacifiques prodémocratie, le conflit syrien s'est complexifié au fil des années avec l'implication de multiples belligérants soutenus par différentes puissances régionales et internationales.

Avec AFP

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