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Un vaccin efficace "jusqu'à 100 %" contre Ebola

En Guinée, une femme se faisant vacciner contre le virus Ebola dans un dispensaire de Conakry, en mars 2015.
En Guinée, une femme se faisant vacciner contre le virus Ebola dans un dispensaire de Conakry, en mars 2015. Cellou Binani, AFP

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé qu'un vaccin d'origine canadienne contre Ebola, qui a fait plus de 11 000 morts en Afrique de l'Ouest, est efficace "jusqu'à 100%" contre ce virus mortel.

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Il a causé la mort de plus de 11000 personnes en Afrique de l’Ouest, mais une arme contre le virus Ebola pourrait enfin avoir été trouvé. Un vaccin d'origine canadienne est efficace "jusqu'à 100 %" contre ce virus mortel, a annoncé vendredi 23 décembre l'Organisation Mondiale de la Santé.

Il n'y a eu aucun cas d'Ebola parmi les quelque 6 000 personnes qui ont reçu ce vaccin en 2015, en Guinée, contre 23 cas dans le groupe des non vaccinées, selon les résultats de l'essai conduit par l'OMS avec le ministère de ce pays et des partenaires internationaux. "Ce qui suggère fortement que le vaccin est très efficace et pourrait avoir une efficacité jusqu'à 100 %", a déclaré le Dr Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale à l'OMS.

Prêts à répondre à une nouvelle épidémie

Son équipe de chercheurs a calculé qu'en cas de pleine épidémie, il y a 90 % de chances que le vaccin, baptisé rVSV-ZEBOV, soit une efficacité à plus de 80 %. Celui-ci présente une efficacité de 100 % au cours des 10 jours suivant son administration par l'injection intramusculaire d'une dose chez une personne non infectée mais en contact avec des malades.

Le vaccin dont la firme américaine Merck a acquis les droits de commercialisation pourrait être enregistré en 2018, après soumission du dossier aux autorités américaines (FDA) et européennes (EMA). Le processus d'approbation standard est habituellement d'une décennie, voire plus, a rappelé le Dr Kieny.

"S'il y avait un cas d'Ebola et une nouvelle épidémie, nous [serions] maintenant prêts à y répondre", a-t-elle commenté. "Avec le vaccin Merck, la protection intervient très tôt après la vaccination, mais nous ne savons pas si la protection durera encore six mois après", a-t-elle toutefois ajouté.

En cas de flambée d'Ebola, avant la commercialisation du vaccin, 300 000 doses d'urgence, grâce à un accord entre l'Alliance pour les Vaccins-GAVI et Merck, pourraient être livrées, et le nombre de doses pourrait atteindre assez rapidement le million.

Deux effets indésirables "graves" ont toutefois été liés à la vaccination (une réaction fébrile et une autre allergique) et un troisième qualifié de possible (syndrome grippal), mais avec une rétablissement dans les trois cas, sans effet à long terme. Initialement exclus de l'essai, les enfants de plus de 6 ans en ont ensuite bénéficiés. Mais reste à déterminer sa sécurité pour les femmes enceintes et les plus petits.

C'est le premier vaccin anti-Ebola démontrant une telle efficacité sur le terrain, mais d'autres vaccins sont nécessaires, notamment pour les soignants en s'assurant qu'ils offriront une protection de longue durée. Plusieurs sont en développement. Un vaccin est également en cours de développement contre la souche Soudan, une autre que celle dite Zaïre qui sévissait en Afrique de l'Ouest.

Partie du sud de la Guinée fin 2013, la récente épidémie en Afrique de l'Ouest a été la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, avec plus de 28 000 cas recensés dont plus de 11 000 décès.

Avec AFP

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