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Le conseiller que Donald Trump vient de nommer à la NASA veut transformer la Lune en exploitation minière

Une colonie sur la Lune.
Une colonie sur la Lune. Wikicommons

Donald Trump commence à placer ses pions à la NASA. Parmi eux, Charles Miller, qui a un projet plutôt ambitieux pour la Lune : y creuser des mines pour alimenter une station-service relais dans l'espace.

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Salut la Lune, on ne te connaît pas encore très bien mais on est désolés par avance de ce qu’il va t’arriver.

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Creuser des trous partout et transformer notre satellite en station-service spatiale ? C’est l'objectif que semble vouloir atteindre Charles Miller, conseiller spatial et businessman, fraîchement nommé par Donald Trump dans l’équipe de transition de la NASA. En tant que président de l’entreprise NexGen Space LLC, il avait publié en 2015 un rapport préconisant l’exploitation minière de la Lune par des entreprises privées.

La Nasa sous Trump : cap sur la Lune et le secteur privé

À chaque nouveau président, sa nouvelle équipe et ses nouveaux projets spatiaux. Pour Donald Trump, la conquête spatiale sera probablement placée sous le signe du secteur privé. Après avoir nommé plusieurs têtes d’affiche préconisant le rapprochement entre l’Agence spatiale américaine et les entreprises privées – comme Newt Gingrich, Républicain et fervent défenseur de l’industrie spatiale privée et de la colonisation lunaire –, Donald Trump confirme la tendance avec la nomination du businessman Charles Miller. 

Pour Donald Trump, la conquête spatiale sera probablement placée sous le signe du secteur privé

Avec d’autres, il sera chargé de penser une stratégie spatiale globale pour la NASA pour les prochaines années passées sous la présidence Trump. Et sa stratégie pourrait bien être de transformer la Lune en gigantesque station-service. C’est en tout cas le projet dessiné dans un rapport financé par la NASA et que Charles Miller avait co-signé en 2015.

Des pelleteuses sur la Lune ?

Partant du constat qu’un nouveau voyage coûterait trop cher au contribuable, l’étude suggère de permettre à des entreprises privées de construire une base minière sur la Lune pour exploiter les ressources d’eau et d’hydrogène présentes dans les cavités lunaires. "La ressource économique la plus immédiate et la plus rentable sur la Lune est l’eau et l’hydrogène, découverts dans les cavités froides des pôles lunaires", peut-on lire dans l’étude en question.

De l’oxygène et de l’hydrogène liquides : les deux composants essentiels au propergol, le carburant utilisé pour propulser les fusées spatiales. La base minière sur la Lune pourrait servir à alimenter une "station-service en orbite" où se ravitailleraient les fusées naviguant dans l’espace.

"Notre stratégie est de développer un base minière lunaire privée à qui la NASA et d’autres pourraient acheter du propergol pour permettre des missions moins chères sur Mars et dans le reste du système solaire", poursuit l’étude. Le rapport de Charles Miller conclut en promettant que, si le secteur privé est autorisé à entrer dans l’industrie minière lunaire, les hommes pourraient retourner sur la Lune beaucoup plus vite et pour beaucoup moins cher que si le gouvernement était en charge des opérations.

La nomination de Charles Miller confirme donc le penchant de la politique spatiale de Trump vers le privé et vers la Lune (adieu objectif Mars 2030 ?). D’autres nomminations pourraient aller dans ce sens. Alan Stern, président de la Commercial Spaceflight Federation (un groupe qui regroupe des entreprises spatiales privées, et Alan Lindenmoyer, retraité de la NASA et ancien manager de l’équipe chargée des relations avec le privé, sont pressentis pour le poste. 

Bon courage, chère petite Lune

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