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Dernière modification : 23/12/2016

Vidéo : Ferrette, un village alsacien qui redonne espoir aux migrants

© Capture d'écran France 24

Depuis bientôt un an, le village de Ferrette, en Alsace, a mis en place un centre d’accueil pour demandeurs d’asile dans une ancienne caserne de gendarmerie. Après des mois d'errance sur les routes d'Europe, des familles afghanes, irakiennes ou syriennes y font étape et goûtent le calme de la campagne française. Le projet, d'abord critiqué par une partie des villageois, a finalement été accepté et la solidarité s’organise. Nos reporters Jean Barrère et Chris Moore s’y sont rendus.

Avec la crise migratoire, la France a dû développer son réseau de centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA), afin de prendre en charge le flux de migrants venus de Syrie, d’Irak, mais aussi d’Afghanistan ou d’Afrique de l’Est. Dans le Haut-Rhin, Ferrette est l’un de ces villages qui réunissait les conditions propices à l’accueil de migrants : deux casernes désaffectées depuis quelques années, un maire volontaire et un tissu associatif développé.

>> Regardez aussi notre grand reportage "Turquie - Grèce : les naufragés oubliés de la mer Égée"

Mais c’était sans compter la résistance d’une partie du village, qui voyait d’un mauvais œil l’arrivée de ces étrangers. Dans l’esprit de certains habitants, les questions fusaient : qui sont ces migrants ? Sont-ils dangereux ? Vont-ils apporter des problèmes avec eux ? Autant d'interrogations qui peuvent sembler légitimes pour une petite commune de 700 habitants dont la population promettait de s’accroître de plus de 10 % avec l’arrivée progressive de 80 demandeurs d’asile.

À l’initiative du maire, une réunion publique a été organisée dans le village. Les craintes se sont exprimées, parfois avec violence. Mais l'édile, François Cohendet, a tenu bon, et le projet a vu le jour, au nom du devoir d’"accueillir ces personnes qui fuient la guerre".

Cours de français

En février 2016, plusieurs dizaines de personnes venues d’Afghanistan, de Syrie, d’Irak ou encore du Soudan ont alors pris leurs quartiers dans la caserne Moreigne. Ces nouveaux Ferrettois, en instance de demande d’asile, sont désormais installés dans 17 appartements dont ils partagent les pièces communes. Les équipes d’Adoma, le bailleur social, les encadrent. Elles sont chargées de les aider dans leur dépôt de demande d’asile auprès de l’Ofpra, mais aussi dans leur vie quotidienne.

Et la vie s’organise à la caserne. Cours de français, ateliers cuisine, soutien scolaire pour les enfants… Une équipe de 45 bénévoles, les "Voisins d’ailleurs" s’est mobilisée pour mettre en place ces activités. La population également. Par exemple, des parents d’élèves emmènent les enfants des réfugiés à l’école les matins, des habitants conduisent les demandeurs d’asile à leur rendez-vous médicaux, de nombreux dons de vêtements ont été faits…

L’école aussi s’est organisée. Une classe de soutien scolaire spécialement créée reçoit chaque semaine plusieurs réfugiés pour leur permettre de rattraper le retard qu’ils peuvent avoir. Ils sont entre cinq et dix enfants scolarisés, en fonction des départs et des arrivées dans le centre.

Les demandeurs d’asile sont hébergés dans l’attente d’une évolution de leur dossier. Leur séjour s’arrête lorsqu’ils ont une réponse à leur demande d’asile. Qu’ils aient obtenu un titre de séjour ou non, ils doivent partir. Durant leur séjour à Ferrette, ils reçoivent l’allocation pour demandeurs d’asile qui s’élève à 6,80 euros par jour.

Cela ne concerne que ceux qui ont le statut de demandeurs d’asile, qui signifie que la procédure est en cours. Ceux qui n’ont pas encore ce statut, reçoivent, eux, 4 euros par jour.

Dans ce reportage, nous avons suivi plusieurs des habitants du centre, une famille syrienne récemment arrivée, et qui a fui les bombardements, un couple d’Afghans et leur deux petites filles, bien intégrées dans le village et qui viennent d’obtenir leur titre de séjour.

Enfin, nous avons rencontré Aziz, Aghan lui aussi, qui s’est installé à Ferrette après avoir obtenu son titre de séjour. Bien intégré, il cherche désormais un travail dans le bâtiment. Tous commencent à retrouver le sourire après avoir traversé de nombreuses épreuves. La prochaine étape pour eux : débuter une nouvelle vie.

Par Christopher MOORE , Jean BARRÈRE

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