Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Miss Terre : la Libanaise disqualifiée à cause d'un cliché

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Disparition de Jamal Khashoggi : menaces sur la presse

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts d'Arthur Jugnot

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Art contemporain en banlieue : "Ce qui nous intéresse, c'est la mixité du public"

En savoir plus

#ActuElles

Élections de mi-mandat aux Etats-Unis : un nombre record de femmes candidates

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le casse-tête de la frontière irlandaise

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Burn-out : les absurdités du management moderne

En savoir plus

TECH 24

Femmes dans la tech : comment briser le "clic" de verre

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La pêche, une tradition familiale au Grau-du-Roi

En savoir plus

Découvertes

Comment installer un Raspberry Pi, ce nano-ordinateur à moins de 50 euros

© Mashable FR | Alan McCullagh, un des ambassadeurs de la communauté Raspberry Pi en France.

Texte par Émilie LAYSTARY

Dernière modification : 25/12/2016

Si les "makers" de l'électronique et les partisans du logiciel libre devaient être représentés par un totem, celui-ci serait sans aucun doute un Raspberry Pi. Vendu à bas coût, ce petit ordinateur de poche est une véritable invitation à bidouiller.

Déjà populaire dans les pays anglo-saxons, il se fait progressivement une place dans le cœur du grand public en France. De la taille d'une carte de crédit, le Raspberry Pi 3 est un ordinateur miniature, très apprécié pour les nombreuses possibilités qu'il ouvre en matière de bidouillage.

VOIR AUSSI : La culture "maker" : le défi de transformer un état d'esprit en une vraie communauté

Conçu par Eben Upton qui a reçu cette année un CBE ("Commander of the British Legion") pour son travail en faveur de l'éducation numérique et informatique, ce nano-ordinateur monocarte à processeur ARM a été conçu en 2012 pour inciter à la familiarisation avec la programmation informatique.

Moins de 40 euros pour encourager le bidouillage pour tous

Imaginez donc : pour moins de 40 euros (le dernier modèle coûte 38 euros), il devient possible pour tout un chacun de monter et démonter à l'envi un petit ordinateur qui tient dans une poche de pantalon. Son bas prix est rendu possible par le total dénuement de l'appareil : sans boîtier, clavier, souris, écran et alimentation, seule la carte mère est commercialisée. Ceci permet d'encourager à la récupération. Lors d'un Open Bidouille Camp organisé cette année, Mashable FR avait observé l'installation d'un Minitel servant de terminal à un Raspberry Pi : 

En vérité, derrière ce petit objet, se cache bien plus qu'un nouveau produit informatique. En permettant d'exécuter plusieurs versions de Linux, le Raspberry Pi est un véritable accélérateur de fabrications libres.

L'empowerment des nouvelles technologies

Dans l'angle mort des produits hardware que sortent chaque année les géants de la tech, le Raspberry Pi permet de rendre visible le fonctionnement d'un ordinateur. En ce sens, il se trouve au centre d'une philosophie militante faisant la preuve par trois que les nouvelles technologies n'émanent pas que des grandes entreprises.

VOIR AUSSI : Il faut apprendre le code "comme une langue vivante", estime Najat Vallaud-Belkacem

Recycler des anciens circuits électroniques, réparer un vieux clavier, détourner de leurs usages premiers du matériel informatique : c'est en faisant soi-même que l'on comprend comment sont faites les choses. Et c'est en comprenant comment sont faites les choses que l'on cesse d'être dépossédés de l'innovation en cours.

"Ouvrir la boîte noire" des choses, comme le dit joliment Alan McCullagh, un des ambassadeurs du Raspberry Pi en France, en parlant du bidouillage et de l'apprentissage du code informatique. Voilà ici tout l'enjeu d'éducation populaire qui se trouve derrière l'idée de ne pas se contenter d'être des consommateurs vendus à Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft.

Montage de la vidéo : Lhadi Messaouden.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 25/12/2016