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Le Conseil de sécurité de l'ONU encourage le cessez-le-feu en Syrie

L'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vitaly Churkin, vote en faveur de la résolution, le 31 décembre 2016 à New York.
L'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vitaly Churkin, vote en faveur de la résolution, le 31 décembre 2016 à New York. Kena Betancur, AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a appuyé, samedi, le cessez-le-feu en Syrie négocié par la Russie et la Turquie, et censé conduire à des négociations de paix. La résolution n'entérine toutefois pas les modalités de l'accord.

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Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, samedi 31 décembre, une résolution unanime mais mesurée, soutenant l'initiative russo-turque pour un cessez-le feu et des négociations en Syrie sans en entériner les modalités.

Ce texte de compromis, adopté à l'issue de longues consultations à huis clos, indique que le Conseil "accueille avec satisfaction et soutient les efforts" de paix de Moscou et d'Ankara et qu'il "prend note" de l'accord qu'ils ont conclu le 29 décembre.

L’accord négocié par la Russie et la Turquie avait permis, samedi, une deuxième journée de calme en Syrie malgré quelques violations du cessez-le-feu, dont sont exclus les groupes jihadistes Etat islamique (EI) et Fateh al-Cham.

"Des zones d’ombre"

Dans leurs explications de vote, les représentants américain, français et britannique ont déploré que certains détails de l'accord russo-turc ne leur aient pas été communiqués, comme la liste précise des groupes armés concernés par le cessez-le-feu. "Le texte de l'accord russo-turc présenté au Conseil (...) comporte toujours des zones d'ombre", a ainsi critiqué l'ambassadeur adjoint français Alexis Lamek.

Les trois diplomates occidentaux ont aussi dénoncé la poursuite par les forces gouvernementales syriennes d'une offensive contre la région de Wadi Barada près de Damas, malgré l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Des négociations de paix prévues en janvier

Cette trêve syrienne est censée ouvrir la voie à des négociations de paix prévues fin janvier au Kazakhstan sous l'égide de Moscou et de Téhéran, parrains du régime, et la Turquie, soutien des rebelles. C'est la première fois depuis le début du conflit en Syrie que les États-Unis ont été écartés des discussions.

Le cessez-le-feu, entré en vigueur vendredi 30 décembre à minuit sur tout le territoire syrien, est le troisième depuis le début de l'année.

Avec AFP

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