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Syrie : Moscou va soumettre une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU

Malgré quelques accrochages signalés notamment autour de Damas, le cessez-le-feu entre régime et rebelles tient toujours en Syrie au lendemain de son entrée en vigueur.
Malgré quelques accrochages signalés notamment autour de Damas, le cessez-le-feu entre régime et rebelles tient toujours en Syrie au lendemain de son entrée en vigueur. Abd Doumany, AFP

La Russie, à l'origine du cessez-le-feu en Syrie, espère obtenir le soutien du Conseil de sécurité de l'ONU samedi 31 décembre, via une résolution "à l'unanimité". Sur le terrain, la trêve semble tenir malgré quelques accrochages signalés.

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Alors que la trêve entre régime et rebelles en Syrie est toujours globalement respectée, la Russie, à l'origine de ce cessez-le-feu avec la Turquie, espère obtenir le soutien du Conseil de sécurité de l'ONU samedi 31 décembre, via une résolution "à l'unanimité". L'ambassadeur russe aux Nations Unies, Vitali Tchourkine, a indiqué avoir soumis vendredi 30 décembre "un bref projet pour entériner" le plan russo-turc prévoyant une cessation des hostilités et des négociations de paix à Astana (au Kazakhstan, NDLR) "fin janvier".

Il "n'y a ni concurrence ni double emploi" entre ces pourparlers d'Astana et ceux que le médiateur onusien Staffan de Mistura a convoqués pour le 8 février à Genève entre le régime et l'opposition, a plaidé l'ambassadeur russe à l'ONU. Examiné lors de consultations à huis clos vendredi matin au Conseil de sécurité, ce projet de résolution a déjà été amendé par la Russie, mais certains diplomates restaient sceptiques sur la possibilité de passer au vote dès samedi matin comme le souhaiterait Moscou.
"Nous avons besoin de temps, il faut l'examiner soigneusement", a ainsi souligné un diplomate occidental au sujet de ce projet de résolution détaillé dans des documents de plusieurs dizaines de pages.

"Beaucoup de questions sans réponse"

Il y a encore "beaucoup de questions sans réponse", a noté un autre diplomate, selon qui "les Russes veulent pousser leur avantage", même si ils n'auront pas nécessairement les neuf voix, sur 15 pays membres, nécessaires à une adoption. Selon lui, vendredi, seuls le Venezuela et la Chine s'étaient dits prêts à passer au vote.

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"Il y a un réel intérêt et une urgence, au moins pour la Russie et la Turquie en particulier, à profiter de l'élan provoqué par l'évacuation d'Alep et capitaliser sur leur propre rapprochement", note Sam Heller, chercheur au Century Foundation, pour qui "l'Iran et le régime seraient eux plutôt favorables à une solution militaire".

Cette trêve globale entrée en vigueur jeudi à minuit (heure de Paris), la première depuis septembre, est censée ouvrir la voie à des négociations de paix au Kazakhstan sous l'égide de Moscou, Téhéran et Ankara, pour tenter de mettre fin à une guerre qui a fait plus de 310 000 morts et des millions de réfugiés depuis 2011.

Si officiellement les combats ont cessé en Syrie, des combats sporadiques se poursuivent un peu partout à travers la Syrie. À 15 kilomètres au nord-ouest de Damas, des affrontements ont ainsi eu lieu entre régime et rebelles dans la région de Wadi Barada, l'une des principales sources d'approvisionnement en eau potable de la capitale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Avec AFP

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