Accéder au contenu principal

Crise migratoire : la Turquie somme l'UE de respecter ses engagements

Une famille de réfugiés à la frontière greco-turque, le 19 avril.
Une famille de réfugiés à la frontière greco-turque, le 19 avril. Daniel Mehailescu, AFP

Le président turc et son ministre des Affaires étrangères ont mis en demeure l'Union européenne de respecter les conditions de l'accord controversé sur le renvoi des migrants appelé "un pour un".

Publicité

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a prévenu, lundi 18 avril, que la Turquie annulerait ses engagements si l'Union européenne (UE) ne respectait pas les conditions de l'accord conclu en mars sur la crise migratoire.

"L'accord que nous avons conclu avec l'UE est très clair. Nous voulons que cette tragédie humaine cesse, que nos citoyens puissent voyager sans visa et que l'union douanière soit modernisée", a-t-il insisté. "Si l'UE ne tient pas sa parole, y compris sur l'accord sur les migrants, nous annulerons tous les accords", a poursuivi le chef de la diplomatie turque, qui s'exprimait devant le Parlement.

Rapport de l'UE "provocateur"

Mardi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a également haussé le ton. "L'Union européenne a plus besoin de la Turquie" que l'inverse, a rappelé le chef de l'État lors d'un discours à Ankara. Il a en outre dénoncé la publication d’un rapport "provocateur" du Parlement européen la semaine dernière. Dans ce document, les députés européens déplorent notamment "la régression" concernant "l'indépendance du pouvoir judiciaire, la liberté de réunion, la liberté d'expression et le respect des droits de l'Homme et de l'État de droit" en Turquie.

"À un moment où nos relations avec l'Union européenne sont dans une phase positive en ce qui concerne les migrants, l'ouverture de certains chapitres [d'adhésion à l'UE] ou encore l'exemption des visas, sortir un rapport comme celui-ci est provocateur", a dénoncé le président turc.

>> À voir dans Reporters : "Turquie-Grèce, les naufragés oubliés de la mer Égée"

L'accord controversé conclu le 18 mars entre la Turquie et l’UE vise à freiner les arrivées de migrants et de réfugiés en provenance de Turquie en contrepartie d'une aide financière et de facilités accordées à Ankara.

Il prévoit le retour en Turquie de toutes les personnes qui arriveront illégalement sur les îles grecques de la mer Egée et dont la demande d'asile aura été rejetée selon le principe du "un pour un" (pour chaque Syrien renvoyé en Turquie depuis les îles grecques, un autre Syrien sera réinstallé de la Turquie vers l'UE).

En échange, la Turquie a obtenu une aide financière supplémentaire de la part de l'Europe - 3 milliards d'euros en plus des 3 milliards déjà accordés -, la mise en œuvre anticipée de la libéralisation des visas pour les citoyens turcs et l'accélération du processus d'adhésion de la Turquie à l'UE.

 

Avec Reuters

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.