FRANCE

Une Française sélectionnée dans un concours pour les professeurs "d’exception"

Marie-Hélène Fasquel a été sélectionnée, avec 49 candidats, pour tenter d'être nommée "meilleur professeur du monde".
Marie-Hélène Fasquel a été sélectionnée, avec 49 candidats, pour tenter d'être nommée "meilleur professeur du monde". The Global Teacher Prize
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Marie-Hélène Fasquel est professeure de littérature américaine à Nantes. Elle est l'une des 50 candidats sélectionnés parmi plus de 22 000 professeurs pour un prix récompensant l'innovation pédagogique.

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La meilleure professeure du monde est-elle française ? Le jury du "Global Teacher Prize" en jugera. Marie-Hélène Fasquel, enseignante à Nantes, figure parmi les 50 candidats présélectionnés sur 22 000 professeurs du monde entier pour un prix qui récompense l’innovation pédagogique.

Professeur depuis 18 ans, cette femme de 45 ans, enseigne depuis 2014 à la section internationale du lycée Nelson Mandela de Nantes. Après avoir postulé, elle est la seule Française à avoir été sélectionnée parmi les éducateurs jugés les plus méritants.

Interrogée par L’Express, elle raconte avoir instauré le système de la classe inversée avec ses élèves depuis 2013. Ce système consiste à laisser les élèves lire les cours chez eux afin d’avoir le temps de pratiquer et débattre pendant les cours. Pour elle, l’efficacité de cette méthode d’enseignement n’a plus à être démontrée : "Mes premières initiatives ont très vite porté leurs fruits : les élèves qui se disaient nuls, se sont mis à aimer l'anglais, et même l'école", raconte-t-elle.

"Échanges entre les élèves et des auteurs américains et anglo-saxons, rédaction d'un magazine pour dédramatiser le passage au lycée, concours d'écriture d'invention", Marie-Hélène Fasquel ne lésine pas sur la diversité des activités qu’elle propose à ses élèves pour les intéresser.

"Toujours être à l’écoute"

Cette volonté de les intéresser est née d’un constat : "Je voulais enseigner depuis que j'ai 10 ans, mais quand j'ai commencé, je me suis rendue compte que mon enthousiasme n'était pas forcément le même chez les élèves".

Pour l’enseignante, un bon professeur doit être capable "d'être en osmose avec les élèves qui, à leur tour, peuvent prendre des initiatives et créer des contenus personnalisés pour devenir de véritables acteurs de leurs apprentissages. Pour cela, il nous faut bien sûr être toujours à l'écoute de leurs besoins, qui sont systématiquement différents, dans une atmosphère la plus sereine possible".

Depuis trois ans, le "Global Teacher Prize" offre un million de dollars à un professeur qui s’est illustré par ses qualités pédagogiques. Sur son site, la fondation définit cet enseignant méritant comme "à la fois innovant et attentif, dont l'influence a été source d'inspiration pour ses étudiants et son milieu". Les 10 premiers lauréats du Global Teacher Prize seront connus en février, et le gagnant le 19 mars.

"Etre retenue sur 22 000, c'est déjà énorme, ça permet de mettre en valeur ses élèves et ses travaux", explique Marie-Hélène Fasquel, qui assure avoir "toujours été soutenue par l'inspection et les proviseurs". Si elle décroche le prix, elle aimerait, entre autres, créer une association pour aider les jeunes qui sont sortis du système scolaire.

Avec AFP
 

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