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Deux Français, rescapés de la fusillade, racontent l'attentat d'Istanbul

Scène de recueillement devant le club Reina à Istanbul, où un attentat a fait 39 morts le soir du Nouvel An.
Scène de recueillement devant le club Reina à Istanbul, où un attentat a fait 39 morts le soir du Nouvel An. Odd Anderson, AFP

Deux cousins, des Franco-Turcs, partis fêter la fin de l’année à Istanbul, ont été au cœur de la tuerie du club Reina d’Istanbul. Ils racontent l’attentat, les coups de feu, la panique, l’horreur d’un réveillon dramatique.

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À 1 h 15 dans la nuit de la Saint-Sylvestre, un homme armé d'un fusil d'assaut a surgi devant une boîte de nuit d'Istanbul. Trente-neuf personnes sont mortes, dont 25 étrangers, 67 ont été blessées, selon les autorités.

"On a entendu deux, trois coups de feu, on s'est dit qu'une bagarre avait éclaté devant, explique Yunus Turk, rescapé de la tuerie du club Reina d’Istanbul. Et au bout de dix, quinze secondes, [le tireur] a commencé à entrer à l'intérieur, il a commencé à [tirer en rafales] et, là, on s'est dit : ‘C’est un attentat, c'est une fusillade’."

"Je connaissais la discothèque, je viens souvent ici, explique ce ressortissant français, d'origine turque. J'ai tiré mon cousin, je lui ai dit : 'On sort, on va sur la terrasse'. [...] Là, on a commencé à se disperser, en fait, on s'est caché, il y en a qui ont sauté à l'eau", poursuit Yunus.

Les deux jeunes Franco-Turcs, qui vivent en Alsace, faisaient partie des centaines de personnes qui célébraient le Nouvel An dans ce club huppé d'Istanbul, situé au bord du Bosphore, sur la rive européenne.

"Du sang partout"

"Je repense à ces moments, je n'arrive pas à les effacer de ma mémoire. Les gens paniqués, le sang, les bruits de coups de feu, les explosions", raconte Yusuf Kodat à l'AFP.

Les deux cousins racontent ensuite la panique qui s'est emparée des plus de 700 personnes présentes dans la boîte de nuit, très select, dotée de plusieurs restaurants, de pistes de danse, et d'un bar central.

"Il y a des gens qui étaient à côté de moi en train de courir, qui ont été touchés par les balles, qui sont peut-être morts ou blessés, je ne sais pas", se souvient Yunus. "En fait, sous [l'effet de] la panique on courait partout. On ne regardait pas trop ce qui se passait autour".

"On est resté dix, quinze minutes, on attendait que la police arrive", précise Yusuf Kodat. " À ce moment-là, mon cousin était à un autre endroit, je lui ai envoyé un message et quand il m'a répondu, j'ai été plus tranquille."

À l'arrivée des forces de l'ordre, qui cherchent un ou des assaillants, l'évacuation se fait sous haute surveillance.

"Ils nous ont fait sortir un par un, les mains en l'air, raconte Yusuf. Ils nous ont contrôlés."

"Ils nous ont fait passer par le sous-sol, donc on n'a pas vu la salle principale", ajoute son cousin. "Mais sur la terrasse, il y avait quelques cadavres, il y avait du sang partout, des verres cassés, des vitres qui donnent de l'intérieur sur la terrasse étaient brisées aussi."

Selon les médias turcs, l'assaillant a tiré entre 120 et 180 balles au cours de l'attaque, qui a duré environ sept minutes, avant de changer de tenue et de s'enfuir.

L'auteur de l'attaque, qui a fait en majorité des victimes étrangères, est en fuite et est traqué par les autorités.

Avec AFP

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