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Primaire de la gauche : Montebourg veut taxer les banques pour financer son programme

Arnaud Montebourg devant la presse, le 4 janvier 2017 à Paris.
Arnaud Montebourg devant la presse, le 4 janvier 2017 à Paris. Jacques Demathon, AFP

Le candidat à la primaire de la gauche Arnaud Montebourg a présenté devant la presse, mercredi à Paris, un programme "pour une société du travail" chiffré à 24,4 milliards d'euros par an et prévoit de ponctionner les banques de 5 milliards d'euros.

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Après la présentation de l'organigramme de son équipe de campagne, celle des chiffres. Bien décidé à occuper le terrain médiatique face à Manuel Valls, Arnaud Montebourg a présenté, mercredi 4 janvier, dans un café du Xe arrondissement de Paris, le chiffrage de son projet présidentiel. Au total, 24,4 milliards d'euros par an seront nécessaires pour mettre en scène son "scenario de redécollage financier", qui se découpe en 25 propositions clés.

Pour financer ses mesures, il entend "ponctionner de 5 milliards d'euros par an les superprofits des banques qui se sont élevés à 29,2 milliards d'euros l'année dernière". "Au regard de ce qu'elles ont coûté au contribuable lors de la crise, c'est une contribution modérée qui leur sera donc réclamée", a-t-il tancé. Une annonce qui résonne comme une déclaration de guerre contre le système financier.

"Rendre le pouvoir d'achat aux Français modestes"

Celui qui se présente comme le candidat du pouvoir d'achat et de la fiche de paie entend également repenser le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) – lancé sous le quinquennat de François Hollande pour baisser les charges des entreprises – afin d'économiser 10 milliards d'euros par an. Une somme qui permettra de réformer le régime social des travailleurs indépendants (RSI), estimé à 2 milliards d'euros mais aussi de réduire les contributions sociales généralisées (CSG) pour les petits salaires (8 milliards d'euros). Il entend ainsi "rendre 1 000 euros par an de pouvoir d’achat aux Français modestes", ce qui leur permettra, selon lui, d'avoir l'équivalent d'un 13e mois.

Opposé à la création d'un revenu universel voulu par d'autres candidats à la primaire, l'ancien ministre de l'Économie propose des programmes d'activité et de formation à destination notamment des chômeurs de longue durée. Il entend créer une mutuelle publique à 10 euros par mois financée par la Sécurité sociale pour les personnes, qui n'accèdent pas à la couverture complémentaire. Une proposition financée par des économies sur la Sécurité sociale, de même que celle visant à lutter contre les déserts médicaux. 

Réduire le chômage à 6,1%

Soucieux de "rompre avec l'austérité" et d'organiser une relance keynésienne, "le candidat du travail et des salaires" table sur une croissance moyenne de 1,9 % du PIB par an entre 2017 et 2022, ce qui provoquera, selon lui, mécaniquement la baisse du chômage qu'il annonce à 6,1 % en 2022 au lieu de 9,7 % actuellement.

De même, "l'effet vertueux" du retour de la croissance doit permettre de ramener le déficit public de la France à 2,5 % du PIB, soit en dessous des 3 % imposés par les traités européens. Il est de ce point de vue plus ambitieux que Manuel Valls qui souhaite rester à 3 % et moins que Vincent Peillon qui évoque 1,5 %. Parallèlement, selon ses calculs, la dette sera ramenée en 2022 à 91,2 % du PIB contre 96,3 % à l'heure actuelle.

AFP, France 24

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