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Centrafrique : deux casques bleus marocains tués dans une attaque

Une patrouille de l'ONU patrouille dans les rues de Bangui en janvier 2016.
Une patrouille de l'ONU patrouille dans les rues de Bangui en janvier 2016. Issouf Sanogo, AFP

Deux soldats marocains membres de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) ont été tués et deux autres blessés lors d'une attaque perpétrée par un groupe armé.

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Deux casques bleus marocains, membres de la force de l'ONU en Centrafrique (Minusca) ont perdu la vie mercredi 4 janvier lors d'une attaque, a annoncé la Minusca dans un communiqué. Deux autres ont été blessés.

Cette attaque est survenue à une soixantaine de kilomètres de la localité d’Obo, dans le sud-est du pays, alors que le contingent marocain escortait un convoi de camions d'essence. "Deux soldats de la paix y ont perdu la vie, tandis que deux autres ont été blessés et reçoivent les soins appropriés", selon la Minusca qui ajoute que "les auteurs de l'attaque se sont enfuis dans la brousse".

"Un coup dur pour la Minusca"

Selon Edouard Dropsy, correspondant de France 24 à Bangui, "rien ne permet pour l’instant d’affirmer que ce sont des éléments de Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du seigneur, qui sévit dans la zone depuis plus de 25 ans, car d’autres groupes armés sont toujours présents dans cette région". "Ce qu’on peut dire c’est que c’est un dur pour la Minusca, qui, depuis le début de sa mission en 2014, a déjà perdu plus de 40 casques bleus", précise Edouard Dropsy.

"Aucune revendication ne saurait justifier que des individus dirigent leurs griefs contre des casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n'a d'autre objectif que d'aider le pays à sortir de l'engrenage de la violence", a de son côté rappelé le représentant spécial du secrétaire général et chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, cité dans ce communiqué.

Forte de plus de 10 000 soldats et policiers, la Minusca tente de maintenir l'ordre en Centrafrique, où des tueries intercommunautaires à grande échelle avaient provoqué le chaos et une crise humanitaire sans précédent fin 2013, entraînant une intervention militaire de la France, l'ex-puissance coloniale. Les tueries de masse ont cessé et l'opération française Sangaris s'est achevée fin octobre 2016 mais de multiples bandes armées continuent de terroriser la population dans de vastes zones du pays.

Avec Reuters et AFP

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