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François Fillon toujours contraint de rassurer sur la santé

François Fillon en visite dans un centre Emmaüs, mardi 3 janvier 2017, à Paris.
François Fillon en visite dans un centre Emmaüs, mardi 3 janvier 2017, à Paris. Martin Bureau, AFP

Absent des médias depuis plusieurs semaines, le candidat vainqueur de la primaire de la droite a une nouvelle fois tenté, mardi lors de sa rentrée politique, de rassurer les Français sur son projet de sécurité sociale.

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La polémique va-t-elle se refermer pour de bon ? Attaqué depuis sa victoire à la primaire de la droite sur son projet de réforme de la sécurité sociale, François Fillon a une nouvelle fois tenté de rassurer les Français, mardi 3 janvier, lors de sa rentrée médiatique.

Interrogé sur le sujet au 20h de TF1, le candidat à l’élection présidentielle a d’abord répété qu'il avait été "caricaturé de manière scandaleuse" et qu'il "réformera la sécurité sociale" afin de "remettre de l'ordre".

"Je suis gaulliste et de surcroît je suis chrétien, cela veut dire que je ne prendrai jamais une décision qui sera contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne, de la solidarité", a-t-il ensuite souligné.

L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a toutefois reconnu avoir "été amené, compte tenu de l'excès de critiques, à préciser un point", sans toutefois parler de recul. "Je vais mettre en œuvre le programme sur lequel je me suis engagé et personne ne m’en détournera", a-t-il encore assuré.

Une affirmation qui contredit toutefois ce qu’avait déclaré un peu plus tôt dans la journée, son porte-parole, Thierry Solère, invité de Mardi Politique sur France 24. "Il n’y a pas à différencier les petits risques et les gros risques", a-t-il dit, admettant que François Fillon avait "corrigé cette partie du projet".

De fait, la mention disant vouloir "focaliser" l'assurance universelle sur des affections graves ou de longue durée (ALD) et l'assurance privée sur le reste, qui était présente sur son site de campagne tout au long de la primaire de la droite, a été retirée de son projet présidentiel courant décembre.

Parler de numérique pour faire oublier la santé

François Fillon s’était par ailleurs rendu dans la matinée dans un centre Emmaüs pour justifier sa volonté d’appliquer un programme qu’il qualifie lui-même de "radical" et, surtout, souligner l’importance à ses yeux de lutter contre la pauvreté en réduisant le chômage, d’une part, et en aidant les associations caritatives d’autre part.

"J’ai prévu dans mon programme une grande loi de programmation pluriannuelle pour assurer à toutes les structures comme Emmaüs des financements pérennes, des financements stables et des financements plus importants que ceux d’aujourd’hui parce que ces associations permettent de réduire la pauvreté. Et elles le font non pas en proposant de l’assistanat, mais en proposant une véritable démarche d’insertion", a-t-il déclaré.

Il n’est pas certain que tous ces efforts lui permettent de mettre derrière lui cette polémique sur la sécurité sociale. Tous les candidats de la primaire de la gauche, tout comme Jean-Luc Mélenchon ou Emmanuel Macron, ont désormais fait de la santé un thème majeur de la campagne.

En attendant les prochaines flèches, François Fillon repart en campagne en changeant de discussion. Il sera ainsi présent, jeudi 5 et vendredi 6 janvier, au Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, aux États-Unis. Il s’adressera notamment aux entrepreneurs de la French Tech pour partager avec eux son ambition de faire de la France une "StartUp Nation".

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