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Dans la presse

"Valls: "j'ai changé""

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse française du lundi 9 janvier : le changement selon Manuel Valls, le mouvement des faucheurs de chaises, et les trente ans du programme d’échange universitaire européen Erasmus.

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Au menu de cette revue de presse française, l’interview de Manuel Valls au Parisien. Un entretien dans lequel l’ex-Premier ministre, candidat à la primaire de la gauche, dévoile son programme.
 
«Tendu», «nerveux», Manuel Valls aurait du mal à se défaire de son habit de Premier ministre, d’après Le Parisien, qui raconte comment celui-ci a semblé obligé de répéter, plusieurs fois, avoir «changé». Le journal voit également comme une « preuve» de la «gêne» de Manuel Valls «ce lapsus saisissant de la part de l’homme censé avoir poussé François Hollande dehors», à savoir : «mon prochain quinquennat». Gêné aux entournures, Manuel Valls? «Arrête de dire 'j’ai changé', ça rappelle Sarkozy», lui lance François Hollande dans le dessin de Ranson. «Tu préfèrerais que je dise 'le changement, c’est maintenant' ?», lui répond Valls. Ce dernier est «l’héritier malgré lui», analyse l’Opinion, qui ironise: «On attendait un tigre bondissant, chauffé à blanc après des années passées à ronger son frein dans l’ombre d’un François Hollande trop immobile à son goût. On découvre un chaton paralysé par l’enjeu, et surtout par le contexte d’une gauche qui n’incite pas à la rupture de tabous, une pratique qui a pourtant fait de Manuel Valls ce qu’il est aujourd’hui». «C’était sa marque de fabrique, son ADN, sa précieuse identité. Manuel Valls pratiquait le «parler vrai» qui consiste, pour un socialiste, à expliquer à ses camarades qu’en politique, on n’est pas obligé de rester aveugle et sourd toute sa vie», surenchérit le Figaro. «On se trompait. L’entrée en campagne de Manuel Valls prouve que l’ex-Premier ministre raffole, finalement, de toutes ces lubies socialistes qu’il dénonçait jadis de toutes ses forces».
 
Manuel Valls assure à présent que les frondeurs du PS lui ont «imposé» l’application du 49.3 sur la loi Macron, puis sur la loi Travail. Le rétropédalage n’amuse pas beaucoup ses camarades, dont Ségolène Royal, notamment. Elle a réagi en jugeant «difficilement compréhensible» le revirement vallsien. Rappelant les tensions passées entre Manuel Valls et la ministre de l’Environnement, Le Figaro affirme que le soutien de Ségolène Royal pourrait aller non pas à Manuel Valls, mais à Emmanuel Macron. «Une position pas très orthodoxe, dans la mesure où ce dernier refuse de se plier à la primaire, officiellement soutenue par Solférino et le gouvernement», explique le journal. «Royal tacle (encore) Valls. Est-elle un agent secret de Macron?», s’amuse l’Obs, qui précise que Ségolène Royal a dit qu’elle «pensait» aller voter à la primaire, mais qu’elle ne savait pas encore «pour qui», «comme pour mieux souligner la faiblesse des candidats en course, et notamment celle du favori, Manuel Valls».
 
Plus que jamais, le PS apparaît miné par ses divisions. «De Valls à Morelle, de Macron à Montebourg, François Hollande n’a laissé derrière lui que haine et rancœurs», assène l’Opinion, qui voit dans cet esprit de «vengeance» «de quoi, certes, animer une primaire mais pas lancer une rénovation doctrinale», jugée «indispensable».
 
L’Humanité revient sur l'affaire entre BNP Paribas à Jon Palais, un altermondialiste qui comparaît aujourd’hui devant le tribunal de Dax pour «vol en réunion». La banque lui reproche d’avoir volé, en compagnie d’une quarantaine d’autres personnes, 14 chaises appartenant à l’une de ses agences parisiennes. Pourquoi ce militant et ses camarades ont-ils volé des chaises, me demanderez-vous? Parce que leur mouvement, «le mouvement des faucheurs de chaises», tente de lutter symboliquement contre l’évasion fiscale en volant des chaises dans des banques. Des chaises kidnappées contre rançon, en quelque sorte, puisque ces militants promettent de les rendre aux banques quand - et seulement quand -  celles-ci auront rendu l’argent dû, selon eux, aux recettes publiques. Des sommes soustraites grâce au système d’optimisation fiscale, dit aussi d’«évasion fiscale».
 
Un mot, pour terminer, du trentième anniversaire du programme européen d’échanges étudiants Erasmus. Trente ans après sa création, Erasmus multiplie les initiatives pour attirer toujours plus d’étudiants, d’après 20 minutes, qui rappelle que 33 pays font maintenant partie de ce programme, auquel ont participé 5 millions d’étudiants, de professeurs ou de chercheurs depuis 1987, dont un million de Français. Présenté comme « une arme efficace contre le chômage», mais aussi comme «une école de la vie», Erasmus aurait aussi contribué à donner la vie à un million de bébés issus d’unions entre participants, d’après Le Parisien. Dans Le Figaro, le secrétaire d’État italien aux affaires européennes, qui intervient aujourd’hui à Paris pour les cérémonies de ce trentième anniversaire, rappelle que le programme est né à une époque où les jeunes Européens se considéraient comme des protagonistes de la construction de l’Europe. Trente ans après, Sandro Gozi met en garde contre les appels à renoncer à l’Union européenne, à Schengen, à l’euro. «Soixante ans de vie, d'administration, de projets communs ont fait en sorte que les interdépendances sont telles que même si on décidait de démanteler, on ne pourra pas revenir en arrière», dit-il, en mettant en garde contre «les solutions simplistes des populistes européens (qui) risquent de nuire beaucoup (aux) intérêts fondamentaux» des Européens.
 
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