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Les chefs espions américains accusent "les plus hauts responsables russes" de cyberpiratage pendant la présidentielle

James Clapper, le directeur du renseignement national américain, lors des auditions sur les accusations de piratage russe durant l'élection présidentielle.
James Clapper, le directeur du renseignement national américain, lors des auditions sur les accusations de piratage russe durant l'élection présidentielle. Jim Watson, AFP

Les chefs du renseignement américain ont accusé jeudi "les plus hauts responsables russes" d'avoir voulu influencer l'élection présidentielle de novembre via le vol et la diffusion de documents du Parti démocrate.

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Qui sont ces "plus hauts responsables russes" dans le collimateur de James Clapper, le patron du renseignement national, de Michael Rogers, le chef de la NSA et Marcel Lettre, le sous-secrétaire américain au Renseignement ? Ces maîtres espions n'ont pas voulu donner de noms lors de leur audition devant le comité aux forces armées du Sénat, jeudi 5 janvier, mais pour eux la cause est entendue : la main du Kremlin est bien derrière l'opération de cyberpiratage russe durant la campagne présidentielle américaine.

"Nous estimons que seuls les plus hauts responsables russes ont pu autoriser les vols et publications de données liées à l'élection américaine", écrivent les trois responsables du renseignement américain dans leur témoignage pour l'audition. Ils font référence à l'intrusion de pirates informatiques, en 2015, sur les serveurs de la convention du Parti démocrate, au piratage de la messagerie du chef de campagne de la candidate Hillary Clinton et à la divulgation de ces informations via le site Wikileaks.

Deux groupes de pirates russes - surnommés Cozy Bear (Ours confortable) et Fancy Bear (Ours chic) - sont soupçonnés depuis près d'un an d'être derrière le piratage. Mais la mise en cause directe du Kremlin, comme maître d'œuvre de l'opération, est plus récente. Un rapport conjoint du FBI et du département de la Sécurité nationale a, pour la première fois, visé le renseignement russe le 30 décembre. Le témoignage commun des trois principales têtes de l'espionnage américain vient donc enfoncer le clou. Reste encore à fournir les preuves concrètes de l'implication de "hauts responsables" russes.

 

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