COLOMBIE

En Colombie, quatre agents de l'ONU sanctionnés pour avoir dansé avec des guerrilleros

L'ONU surveille le cessez-le-feu entre le gouvernement colombien et les Farc.
L'ONU surveille le cessez-le-feu entre le gouvernement colombien et les Farc. Sebastian Herrera, Gobernacion del Meta, AFP
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L'ONU a annoncé jeudi avoir expulsé quatre membres de sa mission en Colombie chargée de surveiller le désarmement des Farc, en raison de leur "comportement inapproprié". En cause : une vidéo où on les voit danser en compagnie des guerilleros.

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Ces quatre agents de l'ONU se souviendront longtemps de leur Nouvel An, passé avec les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). Depuis quelques jours, une vidéo de ces fonctionnaires circule, les montrant en train de danser dans leur gilet bleu d'officiels avec les guerilleros, dans une zone temporaire de regroupement des rebelles, dans le nord du pays. En Colombie, le scandale est national.

L'ONU a enquêté sur ces faits et a annoncé jeudi 5 janvier mettre fin aux fonctions de ses agents : "la mission de l'ONU en Colombie a pris la décision de se séparer de trois observateurs qui étaient présents et de leur superviseur", annonce le communiqué. Ces fonctionnaires, dont les identités et nationalités n'ont pas été révélées, "vont retourner dans leur pays d'origine", a expliqué à l'AFP une porte-parole de l'institution. Un militaire membre de la mission a été rappelé au Portugal, a par ailleurs indiqué l'état-major de l'armée portugaise.

"En raison des événements récents survenus en Colombie, dans le cadre de la mission de l'ONU sur ce territoire (UNMC), qui ont mis en cause la continuité de la mission d'un militaire portugais qui y était déployé, le chef d'état-major des armées a mis fin à la mission du militaire (...) et décidé son retour", détaille le communiqué.

Les 450 membres de cette mission sont chargés de surveiller le cessez-le-feu bilatéral en vigueur depuis août et scellé dans un récent accord de paix mettant fin à un demi-siècle de conflit armé.

>>À lire sur France 24 : "Le Parlement colombien vote une loi d'amnistie des Farc"

Lundi, la mission de l'ONU en Colombie a déploré ces agissements, tandis que le gouvernement colombien a fait part de son inquiétude mercredi.

Principale et plus ancienne guérilla de Colombie, les Farc comptent encore, selon leurs estimations, quelque 5 700 combattants qui sont concentrés dans 26 zones du pays et devront rendre les armes d'ici à six mois maximum avant de retourner à la vie civile.

Avec AFP

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